Algérie

Soirée 7 épisode 14 de Jazz à Carthage: Mario Biondi et Sly Johnson


Une faille spatio-temporelle s'est ouverte ce soir au Pavillon de Gammarth, quand Mario Biondi est monté sur scène. Lui et ses musiciens ont dû cacher une machine à remonter dans le temps, parce que soudain, tout le public s'est retrouvé dans le charme un peu suranné des Etats-Unis des années 40-50, tout en élégance et velours.La machine à remonter dans le temps est probablement aussi dotée de la fonction téléportation, parce que sans crier gare, on s'est retrouvé en Italie et quand Mario Biondi chante en italien, Mamma mia, le swing !
Et ce qui est étrange et fascinant, c'est que sa voix déjà sublime change quand il chante en italien, elle devient plus rocailleuse, plus grave, comme si elle portait davantage le poids de son histoire.
Il nous raconte des histoires d'ici et d'ailleurs, de rêves, de déceptions, de rencontres, de voyages. Le temps d'un concert, on a traversé des pays, des époques, des vies'
On change totalement d'univers avec Sly Johnson. On quitte l'univers feutré et groovy pour entrer dans le jazz R'n'B, flirtant ouvertement avec le hip hop et le Rap.
Sly tient l'auditoire au bout de ses cordes vocales. Campé sur la scène, comme le capitaine d'un bateau avec le drapeau volant au vent, il nous fait naviguer sur les flots des métissages musicaux les plus extrêmes pour un résultat abrasif et indéniablement mélodieux.
A la naissance, on dit qu'on reçoit tous un pouvoir magique, celui de Sly, sans aucun doute, c'est de faire de la musique.

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