
Il existe, dans chaque gouvernorat, au moins un parc urbain. On en compte, en tout, 36. Ces espaces deviennent, de plus en plus, le poumon des villes permettant de quadrupler le taux d'espaces verts pour chaque habitant. Ce dernier n'était que de 4.4 m2 il y a une vingtaine d'années.Rien que dans le Grand-Tunis, des espaces comme ceux d'Ennahli, Carthage, Sidi Bou Saïd, Mourouj, Abdallah Farhat à Radès, en plus du Belvédère (qui, malheureusement, s'est transformé en cour des miracles à cause de l'invasion des petits vendeurs de jouets et autres objets) sont des destinations privilégiées de toutes les familles. Ces dernières viennent de tous horizons accompagnées de leurs enfants et de leurs amis pour passer d'agréables moments dans la nature. Mais le plaisir n'est pas toujours garanti en raison d'un grand nombre de nuisances.Touche pas à mon parcDès le début, on a affaire à certaines contraintes dues au stationnement des voitures. Les visiteurs ne trouvent pas toujours un endroit pour caser leurs véhicules. Et s'ils y parviennent, c'est avec grande difficulté. Quelques automobilistes imprévoyants stationnent là où bon leur semble sans se soucier des autres. C'est ce qui entraîne des perturbations même au niveau de la circulation sur la voie avoisinante (c'est le cas du parc Abdallah Farhat à Radès).Dans la majorité des cas, des « gardiens » de voitures se placent sur les lieux imposant un parking payant pour tout le monde. Et, notamment, les jours fériés ou de vacances. Donc de grande affluence. D'où viennent ces gens alors que l'on sait que les espaces dotés d'aires de stationnement assez conséquentes sont gratuits. A Sidi Bou Saïd, le parking est payant comme, d'ailleurs, l'accès à la ville elle-même.A Carthage, par exemple, l'immense parking réservé, entre autres, au Théâtre international est utilisé par tous et donne une grande liberté aux visiteurs.Il existe, toutefois, une certaine inquiétude pour l'avenir de ce parc. En effet, les habitués ont remarqué qu'un large espace a été réservé à un café. Actuellement, des travaux sont en cours pour créer un terrain de tennis.On craint que, petit à petit, cette zone ne soit considérée comme un espace privé destiné à une catégorie précise. Qu'on se rappelle le jardin municipal de la localité situé à l'Avenue de la République.Depuis des décennies c'était un jardin public ouvert à tout le monde. Il comprenait un petit terrain de tennis. Chacun pouvait y accéder. Mais ce jardin a été entouré de murs et fermé au public. Cette transformation a eu lieu dans des conditions que tout le monde connaît.N'y ont accès, maintenant, que ceux qui appartiennent au club de tennis. Le parc urbain de Carthage connaîtra-t-il le même sort 'EntretienEn tout cas, il est urgent que les autorités chargées de gérer ces parcs soient partie prenante dans tout ce qui s'opère et donnent leur aval à toute action visant à apporter un « plus ». Il ne suffit pas d'instaurer des lieux de loisirs sans assurer le suivi nécessaire et l'entretien adéquat. Car, lorsqu'on se promène dans quelques-uns de ces espaces verts, on constate avec amertume l'état avancé de détérioration des équipements.L'absence de gardiennage et de maintenance ont entraîné des dégâts importants dans ces zones. Il est vrai que des efforts commencent à se manifester. On en veut pour preuve les travaux de peinture entrepris sur l'avion du Parc d'El Mourouj.Cet aéronef est redevenu une attraction pour les petits après son habillage haut en couleur. D'autres actions peuvent être effectuées dans d'autres espaces.De plus, il faudrait relancer les programmes et concrétiser les objectifs fixés. On pense, ici, aux circuits éco-touristiques: le circuit de la mémoire de la terre, le circuit de l'olivier, le circuit des forêts tunisiennes, le circuit de l'eau de Zaghouan à Carthage, le circuit des villes andalouses, le circuit des îles tunisiennes...Autant d'idées à remettre au goût du jour et à faire connaître auprès du grand public.
Posté Le : 01/02/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn