
La tête ailleurs, les Sfaxiens ont joué à l'économie alors que les Tozeurois ont peiné pour trouver leurs marques.Entre le CSS et la Palme de Tozeur, il n' y avait pas franchement photo. Deux calibres complètement différents. Pour sa part, l'entraîneur sfaxien ne pouvait espérer un meilleur sparring-partner pour signer une victoire précieuse à la veille de la supercoupe africaine contre le géant égyptien, Al Ahly. Hammadi Daou et sa bande se sont contentés du service minimum. Ils ont marqué un but en première mi-temps et cherché à conserver leur ascendant durant la deuxième période. Le staff technique sfaxien s'est même permis de remplacer le buteur du match, Mansar (un avant-centre) par un pivot (Challouf). Un changement pas très heureux car le pivot sfaxien a été transparent sur le couloir droit et n'a pas réussi sa tâche puisqu'il était incapable d'un seul centrage correct. Pourtant, il y avait Bouazzi sur le banc qui aurait pu faire l'affaire.L'entraîneur-adjoint apporte un élément de réponse pour le remplacement de Mansar : «Avant même le coup d'envoi, il était prévu que Mansar aille jusqu'à la soixantième minute pour la simple raison qu'il revient de blessure. La semaine dernière, il a également joué pendant une heure seulement. Auparavant, il a disputé une demi-heure contre l'OB. Nous aurons encore quatre mois à gérer le cas de ce joueur», explique Karim Dalhoum. Et d'ajouter : «Il est vrai que nous avons un problème à ce poste. Concernant Bouazzi, il est en train de travailler aux entraînements et il jouera au moment voulu. Hamza Chatbri aurait pu également être aligné à la place de Challouf», note l'entraîneur-adjoint du CSS.A chacun sa mi-tempsS'il y a une chose sur laquelle les deux staff techniques s'accordent, c'est bien que chaque équipe a eu sa mi-temps. Le CSS a présenté deux visages. Une première mi-temps durant laquelle la bande à Hammadi Daou a sorti le grand jeu, mais n'a marqué qu'un seul but, avant de se contenter de gérer son ascendant après la pause. Chose que ne nie pas Karim Dalhoum : «Nous avons remporté une précieuse victoire qui vient à point nommé avant la supercoupe africaine. Il est vrai que notre rendement a beaucoup régressé en deuxième mi-temps. Tous les joueurs jouaient à l'économie et se protégeaient contre une éventuelle blessure. C'est compréhensible car tout le monde a déjà les yeux rivés sur Le Caire. Tous veulent disputer le choc face à Al Ahly. Il faut reconnaître aussi que la Palme de Tozeur est une bonne équipe. Notre adversaire a gagné la bataille du milieu durant la deuxième période», reconnaît l'adjoint de Daou.Les protégés de Khaled Ben Sassi ont sorti une bonne deuxième mi-temps, mais ils étaient tout de même hors sujet durant la période initiale : «Encore une fois, nous avons gâché une mi-temps car nous peinons à entrer dans le match. Nous avons vécu le même scénario que celui contre le CA. J'ai transmis le même message à la mi-temps en demandant à mes joueurs de se libérer et de jouer comme à leur habitude. Malheureusement, il y un blocage mental. Certains d'entre eux me disent qu'ils jouent pour la première fois contre de grosses cylindrées comme le CA et le CSS», déclare l'entraîneur de la Palme.Mais il n' y a pas que le blocage mental. Les deux attaquants, Baker et Ben Salem, étaient isolés devant et les quelques passes qui leur sont parvenues étaient téléphonées. Les défenseurs sfaxiens n'ont pas eu des difficultés à déjouer leurs tentatives. Ben Sassi dit avoir joué toutes ses cartes : «Les défenseurs sfaxiens sont solides car ils ont de l'expérience. Vers la fin, j'ai joué avec quatre attaquants. Si nous avions égalisé, personne n'aurait eu rien à redire», explique-t-il.Bref, La Palme a joué selon ses moyens, modestes, et elle apprend à ses dépens la dure réalité de la Ligue 1. Quant aux Sfaxiens, ils avaient la tête au Caire et c'est compréhensible. Pourvu que les économies faites à El Menzah soient fructifiées au Caire.
Posté Le : 17/02/2014
Posté par : infos-tunisie
Ecrit par : Walid NALOUTI
Source : www.lapresse.tn