Un Hamdi Meddeb qui n'a pas de limites, un Slim Riahi version «low cost», un Charfeddine attentif, les autres ne font que suivre.Le mercato 2016 est marqué jusqu'à maintenant par la domination de l'EST et de son président Hamdi Meddeb qui a mis la barre très haut encore une fois. L'année dernière, il a aggravé l'inflation des salaires et enflammé un marché encore mal structuré, il se montre cette année l'acteur le plus fort, le plus dépensier. Rien ne l'arrête, surtout que ses concurrents classiques font profil bas et se montrent doux et conservateurs. Faute d'argent, mauvaise passe, attitude nouvelle, le résultat est là : l'EST de Hamdi Meddeb est la reine du mercato 2016 jusqu'à maintenant. Des investissements lourds et un argent fou mis (sans qu'il y ait bien sûr la moindre taxation) pour ramener des joueurs au CV certain (Sassi, Badri, Belkaroui...) et qui coûtent cher. On continue ce qui a été fait l'année dernière, mais cette année la différence est que Meddeb a opté pour des expatriés et joueurs d'expérience, alors que l'année dernière, la priorité a été pour les olympiques (Rejaïbi, Bguir, Jelassi, Machani...). Qui peut arrêter l'EST de Hamdi Meddeb' Pour le moment, personne. Même ses concurrents classiques ont changé d'attitude et à chacun ses raisons.ESS : la plus-value de AkaïchiLe modèle étoilé est vraiment digne d'intérêt en matière de mercato. Depuis Othmène Jenayah, l'ESS a appris à investir sur des joueurs de talent dans la plupart des cas qui peuvent être cédés plus tard et déclencher une plus-value.Dos Santos (cédé à Sochaux à l'époque dans une affaire rentable) est l'exemple parfait de cette politique. Aujourd'hui, l'ESS est restée fidèle à ses traditions : ramener des jeunes, des joueurs prometteurs et aussi des étrangers pas chers qui sont passés par son centre de formation. Pas de folie sur le mercato non plus, mais au contraire deux affaires très rentables pour le club (et pas forcément pour Benzarti et Louhichi) : la cession de Kom et surtout de Akaïchi qui permet de renflouer les caisses vides par un montant de 5 millions de dinars.Sportivement, l'équipe part un peu dimunuée par rapport à l'EST, son premier concurrent (et même l'équipe favorite pour le titre), puisqu'elle n'a pas réussi à remplacer ce duo clé. Pis, l'ESS a été distancée par l'EST qui lui a barré la route sur le dossier du joueur libyen Taoufik Zaibia. Les Etoilés peuvent-ils se contenter de cet effectif pléthorique et ces joueurs complémentaires mais hypersollicités et qui ne pourront pas être toujours frais.L'ESS devrait bouger, mais c'est un peu tard. L'EST a été prompte pour bien se renforcer. La piste Moncer reste la plus chaude, mais l'ESS a-t-elle vraiment besoin d'un créateur, surtout qu'elle a Lahmar et Msakni'CA : le «low cost»Après avoir investi des milliards et dynamisé le marché pendant deux saisons, Slim Riahi a fait un virage de 180° en optant pour le «low cost» et en allant plus vers l'assainissement de l'effectif. Les Clubistes se sont contentés de ramener Belkheither, Ben Othmane, Jaziri et Bessan. Pas de folie, ils ont essayé de maintenir l'effectif très bon sur le papier, à l'image de Khelifa (ils ont réussi à le maintenir, ce qui peut être considéré comme un renfort), Ben Yahia, Oueslati, Khélil, Ouedhrefi, Ben Mustapha, Srarfi...) mais qui a été victime de problèmes extra-sportifs et de vestiaires malsains. Au lieu de verser des millions sur des joueurs en fin de carrière et de payer des salaires gonflés, l'idée est de mettre de l'ordre dans la maison et de miser sur les jeunes du club et les éléments de métier. Mais jusqu'à maintenant, le CA souffre de sa défense et de son attaque. Aucun renfort fait pour l'axe, véritable maillon faible de l'équipe.On attend pour les autres...Le CSS n'a pas été très actif sur le mercato. Il a été «contraint de céder Ali Maâloul son capitaine-buteur. Un énorme coup pour une équipe qui a joué les premiers rôles la saison dernière. Fidèle à ses traditions, le CSS n'aime pas mettre de grandes sommes pour ramener des joueurs. Il essaie de chercher des «affaires» comme Ben Yousssef et Sassi en avant. Cette année, Ben Romdhane débarque, mais aussi des joueurs qui reviennent de prêt comme Ben Choug et Chellouf.En même temps, les Sfaxiens sont pratiquement les meilleures équipes qui recrutent des joueurs étrangers. Des joueurs acquis à très bon marché puis qui valent 10 fois le montant de leur investissement. Ajaye reste le joueur-clé du compartiment offensif.Pour les autres clubs, les moyens ne sont pas là pour rivaliser avec les grands du championnat. On cherche des affaires (joueurs dont les grands clubs n'ont pas besoin), des formules de prêt et des joueurs du cru. On n'a pas encore un marché régulé vu qu'il n'y a pas un équilibre entre les concurrents. Ceux qui ont l'argent ont le monopole ou presque.
Posté Le : 03/08/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn