Domination stérile sur fond d'inefficacité récurrenteJamais «dominer n'est pas gagner» n'a autant été de mise comme lors du match CAB-CSS. Jamais opportunisme et réalisme ne se sont autant vérifiés et traduits sur le terrain.C'est en ces termes que l'on peut résumer le jeu des Cabistes lors de cette journée. En effet, ils n'avaient d'autre choix que d'effacer les récentes déconvenues et donc seule la victoire comptait pour eux. Ils ne pouvaient plus laisser filer des points, tout particulièrement à domicile. En face, le CSS ne l'entendait pas de cette oreille. La partie ne pouvait donc qu'être disputée, animée, engagée et c'était le cas dimanche dernier. Les deux équipes, volontaires à souhait malgré une pelouse catastrophique, ont joué franchement le jeu. Le CAB a montré ses limites quand il s'agit de concrétiser. N'est-ce pas Ibéra ' N'est-ce pas Jlassi ' N'est-ce pas tout le monde ' Il est vrai que dans le camp cabiste, on a fait tourner le ballon et les enchaînements en vain. Cependant, à la réception, ce sont les défenseurs sfaxiens qui repoussent le ballon. On a vu, également, Youssofa secouer ses camarades, multipliant les dribbles, mais sans résultat. Certes, le CAB a amélioré légèrement sa prestation en comparaison avec les derniers matches, mais il reste beaucoup à faire et le temps presse. «Nous avons développé un volume de jeu intéressant. Je félicite mes joueurs pour la prestation qu'ils ont fournie, mais la chance ne nous a pas souri et l'arbitre a fait le reste en nous refusant un penalty, on ne peut plus évident. Maintenant, il faut travailler davantage, redoubler d'effort pour rattraper le temps perdu», a dit en substance Maher Kanzari à l'issue des débats.On sait parfaitement que les erreurs arbitrales font partie du jeu. Mais quand un club fait des efforts gigantesques pour améliorer sa situation et le jour «J», en l'occurrence ce match contre le CSS, l'arbitre refuse de siffler un penalty des plus réguliers qui aurait changé du tout au tout le cours des événements, on ne peut le passer sous silence. Alors que le CAB dominait les débats, Hamdouni est bousculé d'une manière flagrante par un défenseur sfaxien (15') à l'intérieur de la surface interdite, le referee fait signe de continuer à jouer. Mais quelle frustration! Quelle impuissance!Le 2e penalty, faute de main, toujours dans la surface des 16 mètres du CSS, ne mérite pas qu'on s'y attarde car il n'est pas flagrant.Le dernier mot est revenu à l'arbitre Nasrallah Jaouadi, décision qui a mis en colère le public bizertin et a provoqué, au terme du match, des heurts aux alentours du stade.Kchok où est-tu 'L'axial Slimène Kchok, qu'on pensait solide à son poste, est devenu passif face à Ala Marzouki. Quand le CAB avait besoin de lui, il se trouvait sur la ligne de touche en train de se faire soigner. Quelle coïncidence! Encore de la malchance!
Posté Le : 22/11/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn