Kairouan - A la une

Les symboles du refoulement Pièce de théâtre «Les patientes» de Hamadi Ouhaibi


Les symboles du refoulement Pièce de théâtre «Les patientes» de Hamadi Ouhaibi
Une pièce qui se veut témoin de l'incident, sous un angle différent, certes, mais sans jugements.Après son passage aux Journées théâtrales de Carthage (16-24 octobre), la pièce «Les patientes» est de retour à Tunis avec un cycle de représentations au Mondial. Produite par le Centre d'arts dramatiques de Kairouan, cette 'uvre est écrite par Faouzi Arbi Snoussi et mise en scène par Hamadi Ouhaibi. Le public a pu la (re) découvrir les 10, 11 et 12 de ce mois. Parmi ce public, se trouvaient de nombreux étudiants de l'Institut supérieur d'arts dramatiques.Interprétée par Khadija Baccouche, Mariem Benhassine, Rabaa Jalel, Ichraf Tamoumi et Houssem Ghribi, «Les patientes» aborde un sujet délicat qui a déchaîné les plumes et les passions peu après le 14 janvier 2011. Les images de l'attaque d'une maison close à Kairouan par un groupe salafiste sont marquantes par leur violence et interpellent encore aujourd'hui les consciences. Des séquences de cet incident sont projetées sur scène, avant de découvir les patientes, celles qui occupaient les lieux avant de se retrouver dans la rue.Perdues, livrées à elles-mêmes, elles traversent la ville en cachette. Leur unique pensée est dirigée vers ce lieu qui leur est désormais interdit, où elles gardent leurs économies. Certaines n'ont pas connu d'autre maison, d'autres n'ont pour arme que ce qu'on appelle, à tort, le plus vieux métier du monde. Sur la route, des monstres surgissent devant elles, ceux de leur passé, de leurs peurs, et l'ombre d'un homme, qui ne fait qu'empirer les choses.Au-delà de leurs personnages, «Les patientes» sont des symboles. Elles représentent la mère, l'amour qui se conjugue mal sous nos cieux, nos tabous et notre conscience que l'on refoule et que la pièce fait que nous nous résignons à nous y confronter. Le recours au symbolisme n'empêche donc pas des images et un discours directs qui accentuent sa résonance chez le spectateur. Une pièce qui se veut témoin de l'incident, sous un angle différent certes, mais sans jugements. Elle questionne la société mais également l'Etat sur ces femmes, sur ce qui les a contraintes à ce métier et sur leur sort à présent...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
Veuillez saisir le code ci dessous
*



Recharger l'image

(Les champs * sont obligatores)