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Tunis-Attentat de Sousse : De troublantes révélations sur les carences et la « pusillanimité » des forces de sécurité !


Tunis-Attentat de Sousse : De troublantes révélations sur les carences et la « pusillanimité » des forces de sécurité !
Les langues commencent à se délier environ six mois après l'attentat contre l'hôtel Impérial de Sousse ayant fait 39 tués dont 30 touristes britanniques, dénonçant une série de carences dont se sont rendus coupables les forces de sécurité chargées de faire régner l'ordre dans la zone touristique d'El Kantaoui.Le juge d'instruction chargé de l'affaire a émis un mandat de dépôt à l'encontre du chef de la sécurité touristique à Sousse et ordonné le placement en garde à vue de 5 autres agents de la même brigade sécuritaire, a annoncé, vendredi, le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.Le magistrat instructeur a réuni assez d'éléments à charger pour rendre les ordonnances y afférentes, ayant à disposition, selon des sources sécuritaires et judiciaires citées par le quotidien Assabah, un ensemble de preuves matérielles et de présomptions établissant que l'attentat a été judicieusement préparé à coups de soutien logistique, de repérage des lieux et de fourniture des armes du crime auxquels sont venus s'ajouter, pour rendre l'attaque terroriste possible, des négligences, un nonchaloir et même une certaine pusillanimité dont avaient fait montre des agents de la sûreté (policiers et gardes nationaux).Dans ses investigations, précise Assabah, le juge d'instruction a fait la part belle aux enregistrements de la caméra de surveillance installée en face des locaux de l'arrondissement de la sûreté nationale de Sousse-Nord, territorialement compétent, autant qu'aux archives téléphoniques de la salle d'opérations du même arrondissement ayant établi qu'une patrouille de la Brigade de sécurité touristique se trouvait dans la zone d'El Kantaoui au moment même où elle a reçu une communication de la salle des opérations, plus précisément à 12 h 45 minutes lui ordonnant de se rendre en toute vitesse à l'hôtel Impérial où était perpétré l'attentat. Au lieu de cela, les membres de la patrouille ont regagné les locaux de l'arrondissement pour rallier la salle des opérations puis redescendre vers leur véhicule dont ils ont ouvert la malle arrière pour y déposer leurs gilets pare-balles avant de les endosser de nouveau, puis démonter les magasins de leurs armes de type « Steyer » et les remonter sans motif valable, pour se décider, entre 11 et 13 minutes plus tard, à se rendre sur les lieux de l'attentat, soit une grosse perte de temps.D'après les données collectées, seul un agent de ladite patrouille a participé aux côtés d'un commandant de la Garde nationale, de l'ancien chef du district de la sûreté et de l'ex chef du district de la Garde nationale, aux tirs contre l'auteur de la fusillade. De plus, le chef de l'arrondissement de la sûreté nationale de Sousse-Nord, est arrivé sur les lieux armé d'un pistolet en compagnie de 3 agents armés de « Steyer » sans pour autant intervenir ni échanger les tirs avec le terroriste, ni même tenter de le déconcentrer et distraire son attention.C'était le cas également des deux agents de la garde maritime de Sousse qui se trouvaient au moment de l'attaque en face de l'hôtel Impérial, et qui ne sont pas intervenus avec la rapidité et l'efficacité requises bien qu'ils fussent armés de « Steyer ». Les deux agents se trouvaient à bord d'une vedette Zodiac à une dizaine de mètres de la terre ferme, mais ne sont pas intervenus dans l'immédiat bien que le terroriste soit à leur portée après que ce dernier a gagné la plage et déposé à même le sable son sac et extrait son arme de guerre du parasol pour tirer sur les dizaines de touristes. Suite aux cris de détresse lancés par certains citoyens, un des membres de la garde maritime, armé d'un « Steyer » a tenté de quitté l'embarcation, mais à perdu l'équilibre et est tombé à l'eau. Sur ces entrefaites, un jeune Tunisien, ex- soldat, lui a arraché son arme, l'a chargée, et s'est dirigé vers la piscine de l'hôtel ; il n'a réussi qu'à tirer un seul coup de feu, l'arme s'étant subitement enrayée, l'empêchant de se lancer aux trousses du terroriste qui a lancé dans sa direction une bombe assourdissante. Ensuite de quoi, le jeune est revenu vers la plage et remis l'arme à l'agent de la garde maritime dont le coéquipier a pris ses jambes à son cou, s'enfuyant précipitamment en se débarrassant de son tee-shirt portant l'identifiant « garde maritime » de peur d'essuyer les tirs de l'assaillant, selon certaines sources.Le terroriste n'est pas un « loup solitaire »Il est maintenant établi que c'est « katibat al-forkan » qui était derrière l'attentat contre l'hôtel Imperial, ce qui pulvérise la version selon laquelle l'auteur de l'attaque est un loup solitaire, arrivé le jour de l'attentat dans la matinée à Sousse venant de Siliana à bord d'une voiture. Il ressort en effet des investigations qu'il avait trouvé refuge pendant cinq jours et nuits entières dans une maison sise à Chott Meriam sans que la Garde nationale, territorialement compétente, ne s'en aperçoive. Il y était logé chez un groupe d'extrémistes qui lui offraient le gîte et le couvert avant de quitter les lieux aux « environs de 11 heurs 20 minutes, le jour de l'attentat, à bord d'une voiture qui l'a déposé au niveau d'un sentier menant à la plage, avant de regagner la maison, alors que le terroriste a parcouru à pied la distance de 300 mètres sur la plage et passer à l'acte.D'après des sources informées, les enquêteurs ont découvert dans la maison en question une quantité d'armes, d'explosifs et de munitions enfouis dans le jardin du logement, et ce après le démantèlement de la katiba, ce qui confirme que l'arme utilisée par l'auteur de l'attentat provient de l'arsenal saisi dans la maison.
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