Le coach des «miniers» estime que le recours à la nouvelle vague de techniciens est une tendance fructueuse pour toutes les partiesIl fait partie de cette vague montante des jeunes entraîneurs qui est en train de marquer de son empreinte le nouveau paysage de notre football. Après une brillante carrière de joueur notamment au sein de l'Etoile du Sahel,il s'est frayé laborieusement et méritoirement son chemin de l'autre côté de la barrière cette fois-ci en tant que coach sur fond de droiture,discrétion et compétence. Autant de qualités qui renvoient à une cohérence manifeste chez l'enfant de Béja qui caractérise cette transition jusque-là réussie entre le statut de joueur et la vocation d'entraîneur. De plus, Afouene Gharbi a brisé l'idée que les entraîneurs issus du club sahélien sont peu enclins à quitter leur région et aller exercer à l'intérieur du pays,puisqu'après le COMedenine il est en charge de l'ESM depuis la saison passée.
Avec sa courtoisie et sa pertinence coutumières,il nous a dévoilé sa perception des choses quant au recours à cette nouvelle génération de techniciens dont il fait partie.
«Je dois avouer que cette nouvelle donne qui caractérise le monde de notre football est sans aucun doute positive et génératrice de nouvelles perspectives à plus d'un titre.Cela prouve que quelque chose est en train de changer et de bouger dans le management de notre sport roi et dans l'esprit de certains dirigeants de nos clubs qui semblent conscients qu'il est grand temps de faire confiance à ces jeunes compétences et évacuer par conséquent certains stéréotypes figés.Il est vrai que le recours à cette nouvelle génération pourrait être dicté dans la plupart des cas par des contraintes budgétaires, compte tenu bien évidemment et fort logiquement des moyens financiers limités de certains clubs et du coût peu élevé de ces jeunes techniciens ;mais finalement cela permet à ces derniers d'avoir la chance de faire valoir leur savoir-faire et leurs compétences.En fait c'est du « win-win »pour toutes les parties et c'est tant mieux ».
«Une tendance mondiale»
«En ce qui me concerne,j'ai eu la chance d'être le coach le plus jeune de la ligue1,puisqu'à l'âge de 36 ans j'avais pris les destinés techniques du COM il y a deux ans de cela,avant d'atterrir la saison passée à Métlaoui,une aventure qui continue jusqu'à maintenant.Regardez ce qui se passe en Europe où l'on fait de plus en plus recours aux jeunes entraîneurs. L'exemple des Allemands est fortement révélateur puisque la saison passée, il y avait 8 techniciens en Bundesliga qui n'avaient pas dépassé la quarantaine "la valeur n'attend point le nombre des années"», disait le dicton. C'est une véritable dimension mondiale que commence à prendre cette option. De plus, ce n'est guère pour les beaux yeux de ces jeunes techniciens que l'on fait recours à leurs services. La plupart de ces derniers ont un vécu considérable en tant que joueur, ils ont exercé sous la houlette de grands entraîneurs parfois d'envergure mondiale,outre le fait de passer par des cycles de formation et de recyclage de haut niveau pour décrocher leurs diplômes.
Dans ce même registre,on a tendance à enrôler ces jeunes compétences pour leur expertise certes,mais aussi pour leur capacité à créer une certaine cohésion au sein du groupe et créer des relations très étroites avec les joueurs en rapport avec le décalage d'âge assez réduit entre eux et leurs protégés.De plus,compte tenu de leur volonté ardente de faire valoir leurs compétences et d'exister sur la scène,ils ont tendance à ne pas abdiquer au moindre désagrément et à assurer une adaptabilité et une réactivité plus accrues par rapport aux différents aléas; contrairement aux grands noms et aux techniciens chevronnés qui, au moindre contretemps, n'hésitent guère à rendre le tablier.
Mon expérience personnelle et celle des Lassaâd Dridi,Montasser Louhichi'a encouragé les dirigeants à persévérer dans cette voie et à placer leur confiance en d'autres jeunes timoniers. On a servi de locomotive pour les Mkacher, Boujelbène, Chettaoui' Regardez de près la composition de la majorité des staffs techniques et préparateurs physiques,ils sont dans la quasi majorité des jeunes.
En bref, c'est une nouvelle dynamique managériale valorisante qui est en train de se mettre en place.Il faut donner le temps,la confiance et les moyens à ces jeunes compétences pour qu'ils puissent faire valoir leur savoir-faire et promouvoir l'image de notre football».
Posté Le : 01/10/2018
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn