Quand il ne pleut pas pendant un mois pendant l'hiver, le spectre de la sécheresse resurgit ! On organise une prière sur une place publique où on implore Dieu pour que la pluie tombe. Ce sont nos traditions depuis la nuit des temps. C'est que l'eau est source vie. Seulement, quand il pleut outre mesure, c'est la catastrophe, comme ce fut le cas à Bizerte. Il tombe des quantités énormes qui se perdent dans la nature.Soit on n'a pas les moyens de pouvoir les stocker, soit les compétences font défaut. Il n'y a pas d'autres raisons pour justifier un tel gâchis. On a toujours pensé qu'une région bien arrosée est une région bien née ! Malheureusement, cette ressource dont la valeur est inestimable est très mal exploitée.
Paradoxalement, les intempéries à Bizerte soulèvent la crainte des habitants, non seulement dans les quartiers de la vieille ville dite «Médina El Arbi», mais également dans le centre-ville qui est vite inondé. On a toujours appris sur le banc des écoles que l'eau possède la puissance de construire et de détruire à la fois. C'est comme une force tectonique à petite échelle ! Il suffit qu'il pleuve quelques jours dans la capitale du Nord pour que les défaillances soient de nouveau mises à nu. Elles sont le résultat de bricoles anarchiques réalisées sans autorisation préalable. Et comme si cela ne suffisait pas, on assiste impuissant à la dégradation de la chaussée. Partout où on passe, que des nids-de-poule, parfois carrément des cratères qui s'érigent en obstacles causant un véritable supplice aux automobilistes.
Oued El Marj, Sekma, avenue Hassan El Nouri, Habib-Bourguiba, Farhat-Hached, Hédi-Chaker, rue Ibn-Khaldoun pour ne citer que quelques passages obligés traduisent cette incapacité des principaux responsables à trouver les solutions appropriées aux problèmes de l'infrastructure routière. De visu, l'Etat dépense un argent fou pour des résultats catastrophiques' A méditer !
Posté Le : 31/01/2019
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn