Retour au bercail après deux ans à l'étranger, au Maroc, puis en Jordanie. Pourtant, on a cru que le départ était définitif'«Le championnat jordanien où j'évoluais s'est achevé un peu tôt en 2017, vers la fin de l'année, j'ai choisi alors de retourner à Bizerte pour me marier. J'y suis resté et j'ai signé une licence au CAB pour poursuivre ma carrière. Seulement, quand j'ai rallié le groupe, j'accusais un retard de deux mois dans la préparation.
Physiquement, j'étais loin de la forme de mes coéquipiers. Il me fallait une mise à niveau sur ce plan-là. Se contenter des entraînements uniquement et disputer des matches amicaux ne valent pas le rythme de la compétition officielle. J'ai dû rattraper le temps perdu sur le plan physique, en multipliant les séances de musculation bien appropriées. J'ai pensé alors que j'allais vite retrouver une place de titulaire, mais l'effectif était tellement bien étoffé et riche que j'étais dans l'obligation de patienter et de travailler d'arrache-pied pour espérer figurer parmi les convoqués les dimanches. Ma titularisation dépendait d'une baisse de forme d'un joueur ou de sa blessure. Je jouais dès mon jeune âge au poste d'ailier gauche, mais en réintégrant le CAB, j'ai reculé d'un cran pour être converti en latéral gauche. Et c'est l'entraîneur Maher Kanzari qui me préconisa ce poste lors d'un match amical contre l'ESZ à El Menzah l'année dernière. J'ai donné pleine satisfaction !
Toutefois, le problème est qu'il y avait Marwen Tej et Cissé à ce poste. Face au CA, à Radès, M. Jalel Kadri, qui venait de relayer M. Maher Kanzari, m'a titularisé comme arrière gauche justement et on a gagné par deux à zéro. J'étais élu meilleur joueur à cette occasion.
Je revenais de loin ! Depuis, je me sens bien là où je suis, sur le flanc gauche de la défense. J'ai bataillé dur en ne lésinant pas sur l'effort pour revenir à un niveau compétitif. Ce fut une année 2018 difficile pour moi, mais la persévérance a finalement payé».
Posté Le : 24/12/2018
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn