Il semble que le dialogue de sourds s'est installé confortablement entre la centrale syndicale et le gouvernement, ce qui risque d'aboutir à une catastrophe, dans le pays, alors qu'il est, toujours possible de s'assoir à la table des négociations, pour résoudre tous les problèmes, et à édifier l'opinion publique, preuves à l'appui, sur les potentiels errements, leurres ou tergiversations, de n'importe quelle partie que ce soit.La commission administrative de l'UGTT a décrété une grève dans le secteur public le 24 octobre prochain et une grève dans la fonction publique le 22 novembre, selon un communiqué de l'UGTT publié jeudi.
La grève intervient, suite au retard des négociations dans le secteur public et la fonction publique et l'adoption par le gouvernement d'une politique de fuite en avant concernant la privatisation de certaines instituions publiques dans le cadre du partenariat public-privé, précise la même source.
L'UGTT dénonce la prise de décision unilatérale par le gouvernement concernant l'avenir de ces institutions et le recours à la privatisation, précisant que le gouvernement n'a pas honoré ses engagements envers plusieurs secteurs et parties, a-t-il estimé.
La centrale syndicale a exprimé également son refus des démarches adoptées par le gouvernement pour conclure des partenariats approfondis avec l'Union européenne, mettant en garde contre la non-implication des différentes parties lors de l'élaboration du budget de l'Etat au titre de 2019.
Ce qui ressort des prises de positions de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) est que ses dirigeants, et à leur tête le secrétaire général Noureddine Taboubi, veulent la tête de Youssef Chahed, le chef du gouvernement, pour différentes raisons dont certaines sont acceptables et d'autres non.
L'UGTT est, certes, l'un des signataires du fameux document de Carthage qui a fait son temps et qui n'a rien donné de bon pour le pays, surtout avec les domaines économiques et sociaux qui ont été laissés pour compte. Toutefois, on l'accuse d'interférer dans le politique, ce qui n'est pas son domaine, devenant le chef de file de ce qui demandent le départ de Chahed, alors que les partis qui n'ont pas le poids de la centrale syndicale l'utilisent comme paravent' non pour résoudre les problèmes du pays, mais, tout simplement, pour des visées autres. Même Nidaa Tounès, le parti au pouvoir qui a jeté du lest dit s'aligner sur la position de l'UGTT, concernant ce problème.
Toutefois, il est nécessaire de rappeler que Youssef Chahed avait été jeté dans la bataille menée par le pays désarmé et sans aucun programme pour remettre en marche n'importe quel secteur. La prise de position de la centrale syndicale n'est pas de nature à résoudre n'importe quel problème' car, avec le départ de Chahed, elle devra attendre, encore, des mois pour revenir à la table des négociations, alors que les échéances sont nombreuses, concernant la remise en marche du pays, la satisfaction des revendications des travailleurs et le règlement de problèmes sociaux.
Il faut préciser, aussi, qu'en s'opposant à une partie politique quelle qu'elle soit, l'UGTT sert les visées d'une autre et il est difficile de penser que la centrale syndicale puisse soutenir Hafedh Caïd Essebsi qui a fait de la chute du gouvernement et de son chef, le cheval de bataille du combat qu'il mène actuellement.
Il est dont, urgent d'arrêter le massacre et de revenir à la table des négociations, pour régler tous les différends' surtout que certains acquis de la centrale syndicale montrent que le chef du gouvernement est ouvert à certaines concessions, malgré la conjoncture difficile.
Posté Le : 22/09/2018
Posté par : infos-tunisie
Source : www.letemps.com.tn