Algérie

Mahdia, ville sinistrée 'Développement régional


Mahdia, ville sinistrée 'Développement régional
La situation empire de plus en plus à tous les niveaux, dans la ville des Fatimides. Témoignage accablant d'un haut cadre de la région.Il paraît que la révolution n'a pas fait la joie de la ville de Mahdia, au milieu d'une grogne de plus en plus grandissante des habitants. «Chez nous, notez bien que la situation générale va de mal en pis», déplore l'un d'eux, qui parle d'«accumulation non-stop de lacunes et d'insuffisances à tous les niveaux : projets en suspens, zéro nouvelle réalisation, détérioration continue du paysage environnemental, tension sociale, chômage en hausse...». Pour notre interlocuteur, «l'insécurité née du terrorisme a ajouté à nos malheurs, en portant un coup dur au secteur touristique qui faisait la fierté de la ville et qui faisait vivre des centaines de familles».Même pas avec... Mehdi Jomaâ !«Hélas, on fonctionne aujourd'hui à 10% de notre rendement habituel», indique le gérant d'un hôtel de Mahdia, qui fait état d'«une chute vertigineuse des recettes touristiques, au point que certaines unités sont carrément et désespérément vides». Pour un chauffeur de taxi, «c'est le revers de la médaille pour notre métier qui a désastreusement pâti du recul touristique et des menaces terroristes». Le même désespoir se lit sur le visage de M. Mohamed Salah Frad. Ce haut cadre de la région et mahdois de pure souche est tout simplement inconsolable. «La période des vaches maigres, note-t-il, visiblement abattu, semble s'éterniser, comme en attestent les maux incalculables et incurables dont souffre encore Mahdia où, curieusement, on n'investit plus et où on ne fait pratiquement rien pour redonner âme et joie de vivre à une ville qui nous est si chère». M. Frad, qui est allé jusqu'à abandonner, à son corps défendant, ses fonctions de président du club phare du gouvernorat (El Makarem), n'a pas caché son désarroi face «au laxisme des autorités régionales», tout en criant haut et fort que «Mahdia est devenue une ville sinistrée, un qualificatif que je tiens à lancer en toute franchise, parce que en connaissance de cause. C'est d'autant plus vrai que notre espoir de voir l'ex-chef du gouvernement et enfant de la ville, Mehdi Jomaâ, sauver la région s'est vite évaporé. M. Yacine Brahim, nouveau ministre d'origine mahdoise, fera-t-il mieux que lui '».
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