Bizerte

Un constat alarmant Infrastructure sportive'Expertise d'Emmanuel Bessong


Après avoir visité les stades de Radès, d'El Menzah, Zouiten, du Bardo et de Bizerte, l'expert français a dressé un bilan catastrophique de nos pelouses.C'est un bilan négatif pour ne pas dire catastrophique qu'a dressé l'expert Emmanuel Bessong, invité par le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération tunisienne de football, pour évaluer l'état de nos pelouses qui se trouvent toutes dans un piteux état.
Des pelouses impraticables dont certaines ressemblent à « des champs de patates ». C'est malheureux de le dire, mais c'est la triste réalité de nos stades de football. De Radès à Bizerte, en passant par El Menzah et Zouiten, la situation est pratiquement la même.
Des enceintes sportives qui ont coûté des millions de dinars à l'Etat mais, faute d'entretien adéquat, leurs pelouses ont fini par rendre l'âme les unes après les autres.
L'exemple le plus édifiant est le Stade olympique de Radès qui fut un temps le fleuron de nos enceintes sportives. Sa pelouse s'est dégradée au point d'être impraticable alors que traditionnellement, elle fut dans un excellent état grâce à l'entretien annuel.
La situation de délabrement de nos pelouses a poussé le ministère de tutelle et la FTF à réagir. Ils ont invité l'expert Emmanuel Bessong qui s'est rendu dans les stades de Radès, El Menzah, Zouiten, le Badro et le 15-Octobre de Bizerte.
Problème de planimétrie
Le constat de l'expert est sans appel. La plupart de nos stades souffrent d'un sérieux problème de planimétrie : les pelouses contiennent des bosses dans différents endroits, chose qui dévie la circulation du ballon. Les mauvaises herbes constituent, quant à elles, le problème récurrent dans tous les stades visités.
Une nouvelle approche dans l'entretien de nos terrains est la recommandation essentielle de l'expert qui a exigé un encadrement spécialisé et une formation pointue pour les agents en charge de nos pelouses.
Mais cela ne suffira pas si de nouveaux moyens techniques ne sont pas mis à l''uvre.
Une enveloppe de 1,5 million d'euros
Pour que la durée de vie d'une pelouse atteigne 40 ans, il faut débourser 1,5 million d'euros. Une somme qui peut baisser jusqu'à 500 mille euros pour les terrains qui ne sont pas trop sollicités. Les montants indiqués ci-dessus n'incluent pas les frais de déplacement du matériel de l'Europe vers la Tunisie.
Né à Yaoundé, Emmanuel Bessong est un ancien footballeur camerounais devenu premier responsable de l'En Avant Guingamp, la meilleure pelouse de France.
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