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36 victimes identifiées Affaire du viol des enfants par un français


Le nombre des délégués à la protection de l'enfance sera porté à 90 contre 40 actuellementL'affaire du viol de 41 enfants tunisiens par un citoyen français et la situation de la femme active rurale ont été les principales questions posées, hier, par des députées de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) à la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Samira Merai Friaa.La députée Rim Thairi (groupe «social démocrate») s'est interrogée sur l'évolution de l'affaire du Français ayant violé des enfants tunisiens, appelant la ministre à apporter plus de précisions à ce sujet.A cet égard, Merai a révélé que 36 enfants parmi les victimes ont été identifiés.Elle a, par ailleurs, souligné que le délégué à la protection de l'enfance s'est aussitôt engagé, en coordination avec les ministères de l'Intérieur et de la Justice, à prendre en charge cette affaire aussitôt qu'il en avait eu connaissance, soit le 3 juin dernier.Elle a, à cet égard, appelé à la nécessité de briser le silence sur les questions liées à la violence sexuelle contre les enfants et à signaler tout dépassement auprès des autorités compétentes.Notre département, a-t-elle dit, 'uvre actuellement à développer davantage les législations nationales relatives à la protection de l'enfance, notamment à travers l'inscription de la notion de «l'enfant victime» dans le Code de la protection de l'enfance et à faire augmenter de 40 à 90 le nombre des délégués à la protection de l'enfance.S'agissant du volet de la femme rurale active, la députée Abir Abdeli (groupe Nida Tounès) a dénoncé les mauvaises conditions de travail auxquelles font face ces femmes à l'instar de la dégradation du salaire et l'absence d'une couverture sociale et de primes de rendement et de transport.Merai a, dans ce contexte, tenu à préciser que 77% de ces femmes travaillent sans rémunération fixe, ajoutant que seulement 19.3% d'entre elles ont leurs propres sources de revenus. «Nous sommes, aujourd'hui, résolus à pousser ces femmes à quitter l'informel pour intégrer le formel, notamment à travers la création de 1.460 microprojets, a-t-elle encore ajouté, soulignant la nécessité d'imposer la formation professionnelle et de lutter contre l'exploitation économique de la femme.Par ailleurs, la députée Mahbouba Ben Dhifallah (groupe Ennahda) a dénoncé ce qu'elle a qualifié de «fraude» enregistrée dans le concours de recrutement des délégués adjoints à la protection de l'enfance qui s'est caractérisée, selon elle, par la substitution du nom d'une candidate admise par un autre nom.La ministre n'a pas répondu à cette question.
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