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Affaire Fakhfakh :Les journalistes à l'épreuve de la démocratie !


p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Branle-bas de combat après la très médiatique révélation de « conflit d'intérêt » du Chef du gouvernement à cause de sa possession d'actions dans une entreprise en affaire avec l'Etat dont il est le premier responsable gouvernemental ! Le dossier est explosif et très délicat à gérer, mais au-delà de son aspect politique et juridique, il offre une occasion en or et une revanche pour les médias dans une démocratie naissante ! p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 9.5px; line-height: normal; font-family: "Times New Roman";"Boubaker Ben Akacha, c'est lui « le journaliste » par qui le scandale arrive. Dans sa dernière interview avec Elyès Fakhfakh, il a eu l'audace de le pousser à avouer sa participation dans des sociétés qui ont des contrats avec l'Etat. Ce n'est pas l'INLUCC ni le parti Attayar ni la justice, c'est un journaliste ! D'ailleurs, depuis il est la cible d'attaques plus ou moins claires de la part d'amis et d'ennemis ! Il a publié un post mardi dernier pour dénoncer « les pressions » qu'il est en train de subir sur ce sujet et les accusations de complot qui les poursuivent. Il a stigmatisé à la fin de son statut toute pression annonçant qu'il l'exposera et la condamnera en finissant son statut à l'adresse de M. Fakhfakh : « Arranges ta situation et abandonnes cette idée de la théorie du complot ». p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 9.5px; line-height: normal; font-family: "Times New Roman";"Parce que les médias et les journalistes ont été trop longtemps le bouc émissaire des politiques et même de monsieur tout-le -monde en Tunisie depuis 2011. On les a appelés « Médias de la honte » et on continue à les mettre tous dans le même sac. Pourtant si la fragile transition démocratique tunisienne a réussi un tant soit peu, c'est en partie grâce au travail des journalistes et au rôle significatif des médias, aidés, il faut l'avouer, par la liberté retrouvée et par la très large audience des réseaux sociaux qui jouent à la caisse de résonnance ! p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 9.5px; line-height: normal; font-family: "Times New Roman";"Dans cette affaire du Chef du Gouvernement, qui ne fait que commencer, les médias jouent leur rôle dans toute démocratie. Celui de lanceurs d'alerte. C'est un rôle délicat et périlleux et surtout tout nouveau pour notre pays. D'où les accusations de complot, les sous-entendus malsains sur l'intégrité des journalistes. Mais beaucoup oublient dans la foulée que ce qu'on appelle souvent « le 4ème pouvoir » n'en est un que si les autres pouvoirs jouent leur rôle à plein régime. Ici, on verra si la transition démocratique a commencé à s'enraciner dans le paysage politique du pays. Nous avons tous des raisons d'en douter au vu des autres « grosses affaires » que nous avons connus comme celle de Nabil Karoui, de Rafik Abdesselam, de Sami Fehri et tant d'autres. p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 9.5px; line-height: normal; font-family: "Times New Roman";"Le grand dilemme pour la coalition au pouvoir actuellement est qu'elle a fondé une partie de son image de marque sur l'intégrité. Jusqu'ici on a vu les ministres, particulièrement ceux du Courant Démocratique, se dérober devant les exigences de clarté exprimées par les médias et les citoyens. C'est la politique qui prend le dessus et ce n'est pas du tout extraordinaire. Dans la démocratie américaine, veille de plus de 250 ans, le Président Trump vient de limoger, en début e semaine, un procureur coriace qui le malmenait sérieusement ! Alors dans la nôtre de démocratie, il ne faut peut-être pas trop rêver ! p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";" p class="p2" style="text-align: right; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 9.5px; line-height: normal; font-family: "Times New Roman";"A.L.B.M.
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