Par Dr M. A. BOUHADIBAAucun grand militaire ne put remporter de conquêtes sans un minimum d'autorité morale. Certain comme Alexandre de Macédoine ou Bonaparte sortaient même vainqueurs et glorieux de situations désespérées. Ce devoir d'autorité morale est enseigné à tous les officiers dans les écoles militaires.Un leader, c'est celui qui a la force de convaincre les autres où se trouve la vérité et il est reconnu pour cette vertu.Aujourd'hui, en Tunisie, la morale est plutôt malmenée et l'autorité se fait plutôt discrète.Lorsqu'on voit le parti au pouvoir renier ses engagements, lorsqu'on voit les islamistes trancher les gorges, envoyer des filles pour exploitation sexuelle et développer des activités de contrebandiers, on ne peut que regarder ces autorités dites morales avec suspicion.Les valeurs traditionnelles ont perdu du terrain et le parti Ennahdha qui a perdu le pouvoir après avoir gagné les élections et perdit les élections après avoir gagné le pouvoir, l'a bien compris puisqu'il sépare le politique du religieux qui semble trop pesant par rapport aux valeurs humanistes modernes et aux contraintes de la démocratie.Aujourd'hui, les hommes politiques essaient d'entraîner les citoyens dans des élections municipales. Ces élections seront gagnées ou perdues non pas sur l'argent (sale) dépensé en grande pompe, ou sur les grandes machines partisanes mais sur les valeurs morales et uniquement cela.Pour les petits malins de la politique qui pensent pouvoir manipuler l'opinion, promettre sans tenir et s'opposer puis s'allier à leur opposants, je dirais qu'ils sont en sursis.Ces élections seront la dernière chance de la classe politique, ou elles se tiendront correctement et nos partis auront de beaux jours devant eux ou le peuple sera déçu une fois de plus et connaissant la réaction d'un peuple amer, à leur place, je réserverais un siège dans le premier avion.
Posté Le : 08/06/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn