Tunis - A la une

Banque franco-tunisienne : l'affaire de corruption renvoyée au 26 mai


La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a tenu, ce jeudi 8 mai 2025, une audience consacrée à l'examen du dossier de l'affaire dite de la corruption au sein de la Banque franco-tunisienne (BFT). Cette affaire implique plusieurs anciens responsables de l'Etat, soupçonnés de graves manquements dans la gestion d'un litige historique opposant la Tunisie à la société ABCI.L'ancien ministre des Domaines de l'Etat, Slim Ben Hmidane, ne s'est pas présenté à l'audience, en dépit d'une convocation préalable, apprend Business News de sources bien informées. L'homme d'affaires Abdelmajid Bouden, également inculpé, est actuellement en fuite. Deux autres accusés étaient présents : une ancienne haute responsable du ministère des Domaines de l'Etat ainsi qu'un ancien conseiller rapporteur général aux contentieux de l'Etat.

Lors de l'audience, le représentant du chargé général des contentieux de l'Etat a soumis un nouveau rapport contenant des pièces justificatives en lien avec les demandes de la Tunisie, notamment une requête d'indemnisation de quatorze millions de dinars correspondant aux frais de contentieux engagés dans ce dossier, à l'échelle nationale et internationale.
Lors d'une précédente audience, le représentant de l'Etat avait demandé la condamnation de l'ensemble des accusés, assortie d'amendes, de réparations financières et de peines complémentaires. Il avait également réclamé que les accusés soient solidairement tenus de verser une somme équivalente à 136,8 millions de dinars tunisiens (39.102,42 euros) au titre des frais de justice.
Les avocats de la défense ont sollicité un délai afin d'examiner les nouvelles pièces versées au dossier. Le tribunal a décidé de reporter l'affaire au 26 mai 2025.

Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont révélé que l'ancienne responsable au ministère des Domaines de l'Etat aurait abusé de ses fonctions pour favoriser Abdelmajid Bouden, en soutenant sa demande d'amnistie législative générale malgré les intérêts de l'Etat tunisien. Elle aurait également eu connaissance de l'accord conclu entre le contentieux de l'Etat et la société ABCI, et l'aurait approuvé, officialisant ainsi la reconnaissance par l'Etat tunisien de droits économiques contestés depuis les années 1980.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
Veuillez saisir le code ci dessous
*



Recharger l'image

(Les champs * sont obligatores)