
Le président de la République, Béji Caïd Essesbsi, a accordé une interview au quotidien londonien Al Arabi Al Jedid (The New Arab), publiée ce lundi 22 février 2016, dans laquelle il a évoqué sa relation avec feu Habib Bourguiba, son quotidien, le rôle de sa famille dans son travail, son affiliation politique et sa vision du monde arabe et de son avenir.Ainsi, le président Caïd Essebsi a précisé, en réponse à une question sur son quotidien, qu'il se lève tôt et qu'à 8h du matin, il est au bureau. Il rentre chez lui, pour déjeuner à 13h, mais reste disponible à tout moment. Il consacre tous les jours une heure pour la lecture. Il passe sa journée entre le bureau et la maison, ne voulant pas déranger ses gardes dans l'organisation de ses sorties. Ainsi, la dernière fois qu'il est sorti du palais de Carthage s'était pour s'enquérir de la santé de Habib Essid à l'hôpital militaire. Ceci dit, il souligne que sa porte est ouverte à tous ceux qui veulent le rencontrer, précisant qu'il affecté une plage horaire spécifique à cet effet de 18h à 20h quotidiennement.Concernant le livre qu'il est en train de lire, il a indiqué au journaliste, Slaheddine Jourchi, qu'il s'agissait d'un ouvrage sur l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, voulant découvrir comment cet homme a réussi seul à changer l'opinion du monde sur lui. Interrogé sur sa fidélité à Habib Bourguiba malgré tous les différents qu'ils avaient entre eux, le chef de l'Etat rappelle qu'il a tout appris de lui, soulignant que ce dernier ne cherchait pas la fortune et qu'il ne savait pas la valeur de l'argent. «Certes nous avons eu des différents, mais il ne m'a jamais laissé tomber !». Il a précisé que feu Habib Bourguiba avaient confiance dans ses compétences, en soulignant qu'ils partageaient tous deux une relation spéciale.«C'est pour cette raison que je suis incapable de l'abandonner. Mais je le dis très clairement : je ne suis pas son successeur, mais il reste un symbole qui a élevé la Tunisie vers les cieux», a-t-il expliqué. Autre point abordé celui de l'influence de sa famille sur ses positions et la direction du pays, Béji Caïd Essesbsi a martelé que sa famille n'intervient pas dans les affaires présidentielles ou dans l'administration du pays. Pour lui, tout ce qui a été raconté sont des ragots, que ce soit sur sa femme qui intervient dans les affaires politiques ou le fait qu'il nomme des membres de sa famille dans des postes clés. Concernant les personnes qui affirment qu'il veut que son fils hérite du pouvoir après lui, le président a expliqué que le temps de la succession est fini en Tunisie, soulignant qu'on arrive aujourd'hui aux postes politiques à travers les élections. Autre point, il a indiqué qu'il a demandé à son fils de quitter Nidaa Tounes.«Vous ne réussirez pas à m'atteindre. Je suis le seul président qui n'a pas désigné l'un de ses membres de la famille dans un poste politique. Je sais ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire !», a-t-il souligné.
Posté Le : 22/02/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.businessnews.com.tn