
Il y a quelque temps encore, tout le monde criait à la triche, or, cette 27e journée est venue prouver le contraire...Cela ne date pas d'hier, mais la tendance s'est accentuée avec la nouvelle liberté dont jouissent les Tunisiens. Pour justifier leurs problèmes, leurs erreurs et, surtout, pour refuser la défaite et les verdicts du terrain, certains de nos clubs crient au loup et à la triche. Celle-ci, ils la voient partout mais jamais dans le rendement de leur équipe ou de leurs joueurs. Ils font même plus fort, «anticipent» et décident que face à tant «d'injustice», ils se doivent de réagir et de «justifier» leur statuts de responsables. Comment cela ' Tout simplement en imposant le fait accompli aux équipes qu'ils reçoivent.Un drôle de fait accompli constitué d'intimidation et de «terrorisme» psychologique et parfois même physique pour signifier à l'équipe adverse qu'elle est en territoire ennemi et qu'elle n'a d'autre choix que de perdre.Qu'est-ce qui s'est alors passé hier pour que les choses changent d'un coup et pour que nos équipes et nos dirigeants acceptent les verdicts. Qu'on se mette d'accord sur quelque chose : ce n'est pas la FTF qui est derrière ce miracle, mais l'Association des journalistes sportifs (qui en ont eu ras-le-bol des brimades et des interdits qu'on leur impose), quelques présidents de clubs (dont Maher Ben Aissa, président de l'ASM), quelques arbitres courageux et le ministre des Sports qui ont tout simplement décidé de réagir avant qu'il ne soit trop tard. Cette démarche tardive, mais ô combien salutaire, est venue répondre à l'impuissance et à la paralysie des deux instances normalement responsables : FTF et Ligue. La première a adopté la politique de l'autruche depuis belle lurette, alors que la seconde se contente d'être une tire-lire.Quand on veut...Les clubs, qui ne le savent que trop, ont de ce fait usé et abusé de leur pouvoir à domicile et de la légèreté des lois en général. La réaction des journalistes, le ras-le-bol de quelques présidents et de quelques arbitres et l'intervention énergique de l'autorité de tutelle apportent pourtant la preuve que la violence et la triche ne sont pas une fatalité comme la FTF et la Ligue veulent bien nous le faire croire. Quand on veut, on peut et quand on brandit et qu'on décrète de véritables sanctions, tout le monde se tient à carreau. Et qu'on arrête une fois pour toutes d'accuser les journalistes de mettre le feu aux poudres ou alors le service d'ordre d'avoir recours à la violence exagérée. Une leçon à retenir. Pour tous !
Posté Le : 02/05/2014
Posté par : infos-tunisie
Ecrit par : Sami AKRIMI
Source : www.lapresse.tn