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Entre riches et pauvres coupe de tunisie ' le fossé se creuse


Entre riches et pauvres coupe de tunisie ' le fossé se creuse
Malgré ses surprises, la Coupe de Tunisie traduit très souvent les univers tout à fait différents dans lesquels évoluent les clubs d'élite et les divisionnairesIl faudra donc attendre le 13 juin prochain pour reprendre le fil de la Coupe de Tunisie, qui a aligné deux tours consécutifs en huit jours. Le Grand Huit s'est dessiné au prix de grandes confirmations et de petites surprises.D'aucuns savent que Dame Coupe assure aux clubs divisionnaires de petits moments de vanité et d'orgueil. Avant-hier, Kalaâ Sport a vécu son petit quart d'heure de gloire en boutant un des ténors de la Ligue 1, le Club Athlétique Bizertin. Au forceps, au finish, jusqu'à la dernière extrémité, c'est-à-dire à la loterie des penalties.En déduire qu'il n'y a plus vraiment de différence de niveau entre clubs d'élite et ceux divisionnaires, c'est aller un peu vite en besogne et tirer des plans sur la comète. Qu'on le veuille ou pas, le hiatus est là : l'Espérance de Tunis et la Flèche de Ksar-Gafsa sont aux antipodes comme le traduisent les cinq buts pris par les Sudistes, dimanche; l'Avenir de La Marsa et l'Etoile d'El Fahs ne mènent pas un même train de vie, les banlieusards débarquant à El Fahs directement en provenance de Rome où le club du Safsaf avait effectué cinq jours de mise au vert dans les installations du club «giallorosso»; l'Etoile du Sahel et l'Olympique de Béja, non plus, la petite différence d'une seule division ne réussissant guère à escamoter l'opposition entre les riches et les pauvres, le leader de la division d'élite accusant un déficit cumulé de plus de 29 millions de dinars, ce qui donne un peu la mesure de l'opulence ostentatoire qui marque bon an mal an son rythme de vie, alors que les Cigognes en sont réduits à espérer que la moisson céréalière ne soit pas mauvaise afin de bénéficier des précieux dons des sympathisants.Une refonte des subventionsDame Coupe favorise les coups d'éclat, les résultats les plus extravagants, mais elle n'efface pas pour autant les différences de niveau. Comme l'argent demeure le nerf de la guerre, le budget des uns et des autres se situe à des années-lumière. Les petits clubs tentent de servir de vivier où peuvent puiser à satiété les «milliardaires» du foot national. Toutefois, dans un contexte plombé par la crise économique et par l'assèchement des sources de financement des clubs, le vivier tend à se tarir. D'autant qu'il est contraint de jouer des coudes afin de bénéficier des maigres subsides nécessaires à sa survie.Reformuler le partage de ces subsides est d'actualité. Les clubs professionnels veulent le beurre et l'argent du beurre : exonérés d'impôt (jusqu'à quand'), ils rognent sur les subventions qui doivent prioritairement revenir aux clubs démunis. Une révision s'impose afin que les deniers publics aillent aux clubs qui en ont le plus besoin.Plus que jamais, l'argent du promosport doit aller aux seuls divisionnaires. Les barons du foot national savent de toute façon où trouver ces petites subventions presque insignifiantes par rapport à leurs budgets colossaux.
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