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Fatma Mseddi révèle avoir déposé une plainte concernant des prêts accordés par la STB


La députée Fatma Mseddi, a révélé avoir déposé une plainte pénale concernant des prêts accordés sans garanties par la Société tunisienne de banque (STB) depuis décembre 2024, et portant sur 149 dossiers. Elle a exprimé son étonnement face au blocage persistant de ces affaires, alors même que l'Etat s'efforce de récupérer les fonds spoliés et de maîtriser les ressources.Dans une déclaration accordée à la Tap, mercredi 9 juillet 2025, Fatma Mseddi a indiqué, en se basant sur un rapport de la Cour des comptes, que ces montants dépassent les 1,3 milliard de dinars. Elle a estimé que le traitement de ces dossiers et leur clôture pourraient contribuer à revitaliser davantage les finances publiques.
La députée a souligné que la Tunisie fait face à de nombreux défis liés notamment à la maîtrise des finances publiques, à la réussite du mécanisme de réconciliation fiscale et à la récupération des fonds spoliés, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
Elle a également relevé qu'en parallèle des efforts visant à renforcer le rôle social de l'Etat à travers les lois de finances, on observe une hausse record de la pression fiscale, avec une augmentation des recettes fiscales de 9,7 %, atteignant 41,7 milliards de dinars, soit plus de la moitié du budget de l'Etat.
Fatma Mseddi a noté que le processus de réconciliation pénale reste au point mort, alors que les fonds détournés, notamment sous forme de prêts irrécouvrables et non garantis octroyés par les banques, en particulier publiques, représenteraient la moitié des recettes espérées de cette réconciliation, soit 6,9 milliards de dinars selon les données du CMF. Plus de la moitié de ces montants seraient dus à la STB, où les prêts devenus irrécupérables sont estimés à 3,1 millions de dinars, ce qui équivaut à 58,2 % du budget général destiné à l'équipement des structures de l'Etat tunisien.
Elle a enfin souligné que l'annonce d'un excédent budgétaire de près de deux milliards de dinars à fin mars 2025 coïncide avec le non-paiement des salaires de plusieurs entrepreneurs, dans un contexte marqué par la faiblesse persistante des services publics, la baisse du pouvoir d'achat et la pénurie de certaines denrées de base.
La députée a affirmé que la mauvaise gestion des deniers publics, la hausse de la fiscalité et le refus du système financier public de financer les services publics constituent les plus grands défis pour le processus de construction et de développement. Celui-ci nécessite une révolution législative, mais surtout, des fonds injectés au bénéfice du peuple et du service public.
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