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FOCUS BUSINESS: L'endettement a atteint ses limites


Le taux d'endettement de la Tunisie a atteint un niveau élevé suite aux prêts contractés par notre pays pour financer le budget de l'Etat. Il s'est avéré que ces crédits ne sont pas tous destinés à des projets productifs dans la mesure où une partie des financements est réservée à la masse salariale énorme. Or, pour un pays qui veut assurer sa relance économique, il est nécessaire d'investir dans des projets productifs et rentables pour créer de la richesse, exporter et faire travailler ses milliers de jeunes, diplômés, et qui sont au chômage depuis des années.La vision du schéma de développement doit changer pour orienter davantage ces crédits vers des projets productifs dans le cadre d'un partenariat public-privé ou supportés totalement par l'Etat. Ces projets pourraient, en outre, dynamiser les activités socioéconomiques dans les régions intérieures qui manquent d'une infrastructure de base solide et d'équipements collectifs adéquats susceptibles d'attirer les investisseurs locaux et étrangers. Récemment, la Banque centrale de Tunisie a exprimé son refus, lors de son Conseil d'Administration, de recourir au marché local pour obtenir un financement du budget.
Un tel recours peut mettre la pression sur les banques locales d'autant plus que les liquidités ne sont pas abondantes. A noter, cependant, que par le passé, le gouvernement avait obtenu des crédits des banques tunisiennes. Il est nécessaire que toutes les parties prenantes pensent à la stabilité macroéconomique avant d'exécuter toute action liée au financement. Au niveau du marché financier international, la marge de man'uvre tunisienne est très limitée pour ne pas dire nulle. Etant toujours pays éligible aux crédits étrangers, la Tunisie a toutefois le droit de sortir sur le marché avec, au besoin, une garantie d'un pays tiers. Cependant, les crédits du marché financier mondial sont octroyés à des conditions rigoureuses avec un taux d'intérêt assez élevé, et ce, compte tenu de la situation économique difficile de la Tunisie et des finances publiques. Ces institutions financières tiennent compte des notations formulées par les agences internationales qui ont, récemment, estimé que les perspectives économiques de notre pays sont négatives vu les indicateurs économiques qui sont tous au rouge actuellement sans réelle possibilité de les améliorer au cours des années à venir. D'où la nécessité de trouver de nouvelles alternatives pour financer le budget comme, par exemple, diversifier les sources financières en s'orientant davantage vers les banques des pays du Golfe qui offrent des crédits avantageux sans taux d'intérêt ou à taux bas. La Tunisie qui n'a jamais fait défaut de remboursement des crédits est appelée à poursuivre ses efforts sur cette voie sans pour autant alourdir le fardeau des prochaines générations.
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