Tunis

L'Afrique au c'ur d'un nouvel ordre' Eliminatoires de la CAN 2017 ' Fin de la supériorité historique


Sommes-nous en train d'assister à un nouvel ordre dans le football africain ' Les petites équipes progressent et les outsiders bousculent les favoris traditionnels.Depuis juin 2015, 52 équipes africaines s'affrontent pour se qualifier à la phase finale de la CAN 2017 qui aura lieu au Gabon. Elles sont réparties en 13 groupes de quatre équipes chacun. Le premier de chaque groupe sera qualifié pour la phase finale ainsi que les deux meilleurs deuxièmes, à l'exception cependant de la poule dans laquelle figure le pays organisateur, le Gabon, qui n'aura la possibilité de ne qualifier qu'une seule équipe.9 équipes, dont le pays hôte, ont déjà assuré leur qualification. Il s'agit, par ordre de composition des groupes, de la Guinée-Bissau, qui jouera pour la première fois la CAN, le Maroc, l'Egypte, le Ghana, le Gabon (pays hôte), l'Algérie, le Sénégal, le Zimbabwe et le Cameroun.Des équipes habituées à cette épreuve, comme la Tunisie, le Mali, la Zambie, le Congo, le Kenya, le Nigeria, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud sont encore dans l'attente. Leurs chances de qualification diffèrent d'un groupe à l'autre. Si pour la Tunisie, le dernier match face au Liberia s'annonce déterminant, des équipes comme la Zambie, le Nigeria et l'Afrique du Sud ne pourraient aspirer à la qualification que dans le cadre du meilleur deuxième de leurs groupes respectifs.Il faut dire que les surprises n'ont pas manqué de se manifester lors de ces éliminatoires. Cela traduit un rebondissement notable dans l'équilibre de force et la hiérarchie auxquels on était habitué.Cela témoigne également d'un nouvel ordre qui risque de s'installer sur l'échiquier africain. Des traditions et des m'urs sont en train de disparaître. Des légendes aussi. Encore davantage la supériorité historique.Certaines grandes équipes piétinent. La recomposition du nouvel ordre ne manque pas de diversifier les valeurs des équipes, même pas le sommet. Au fait, il n'y a plus de «petites» équipes en Afrique. N'importe qui peut battre n'importe qui. Mais certaines caractéristiques continuent à marquer et à orienter le football africain. Elles sont encore déterminantes. La solidité défensive est toujours l'un des atouts gagnants.Chez des équipes qui continuent encore à jouer cette carte à fond, le réalisme va bon train et souvent l'essentiel est fait. Cela s'applique notamment à la plupart de celles qui ont déjà assuré leur qualification au Gabon et qui pour atteindre leur objectif, avaient tout simplement profité de certaines situations. Des tueurs de matches font leur apparition.La sonnette d'alarmeUn autre constat qui ne manque pas aussi de retenir l'attention: le doute commence à s'installer chez des équipes qui ont fait non seulement l'histoire du football africain, mais aussi, et à quelques éléments près, le football mondial. Le Nigeria en est l'exemple le plus significatif. Tout cela au moment où les petites équipes progressent et les outsiders bousculent les favoris traditionnels.Supériorité historiqueLa sonnette d'alarme est ainsi tirée chez les équipes dont la supériorité est à chercher aujourd'hui dans les livres de l'histoire.Ce n'est pas cependant le cas des maghrébins dont la plupart des équipes ont réussi à redorer le blason du football nord-africain. L'Algérie et le Maroc reviennent en force. Mais pas la Tunisie qui ne parvient pas encore à assurer sa qualification dans l'un des groupes les plus faciles dans ces éliminatoires. La sélection tunisienne n'assure pas. Elle ne rassure pas outre mesure.Les éliminatoires de la CAN 2017 laissent ainsi entrevoir des changements dans la hiérarchie des places fortes du football africain. Si les équipes sont faites de cycles générationnels, la montée en puissance de certaines d'entre elles compromet du fait un ascendant et une supériorité historiques.Et si cela s'inscrit dans la durée'
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