Tunis - A la une

La rançon de la gloire ' L'ESS n'a plus le temps de souffler


Un parcours démentiel attend le champion de Tunisie qui a déjà montré des signes d'essoufflementAu bout du rouleau. C'est la posture dans laquelle se trouvent en cette intersaison les joueurs de l'Etoile Sportive du Sahel, condamnés à jouer les prolongations alors que les autres clubs jouissent du repos du guerrier et peuvent recharger les accus.Une semaine de repos a été accordée par l'entraîneur Faouzi Benzarti depuis jeudi dernier, une manière de faire souffler un effectif qui en a le plus grand besoin à la sortie d'une saison «massacrante», si l'on peut s'exprimer ainsi. En vérité, dans le cas de l'ESS, les saisons se chevauchent, s'étirent à perte de vue et empiètent sur les suivantes. Il n'y a dès lors plus de frontières entre une saison et l'autre.Une situation longtemps vécue par le passé par l'Espérance Sportive de Tunis qui enfilait les saisons non-stop, sans la moindre parenthèse de repos.Coup de pompeEn tout cas, mercredi dernier, le constat était on ne peut plus clair et invitait à prendre conscience du danger qui guette la formation étoilée : celui d'une sévère baisse de rythme qui peut survenir à n'importe quel moment de la saison. Les copains de Hamdi Nagguez peuvent péter les plombs. Devant les Marocains du Fath Rabat, l'ESS faisait à certains moments pitié à voir tellement elle subissait les contrecoups d'un brutal coup de pompe contre lequel elle ne pouvait au vrai strictement rien.Il faut croire qu'en termes de dépense d'énergie physique et nerveuse, les deux titres conquis de très haute lutte en cette année 2016 bénie pour les Etoilés, le championnat national et la Coupe de la confédération ont coûté bien trop cher à l'effectif de Faouzi Benzarti.Pour leur deuxième sortie en phase des deux poules de la Coupe de la confédération, ils parurent lessivés, complètement vidés, sans ressort ni jus ou énergie. Pourtant, ils avaient en face un onze dont tous les joueurs observaient strictement le jeûne, de l'aveu de leur entraîneur Walid Regragui et qui durent prendre le dîner de rupture du jeûne dans l'urgence en dix minutes avant de quitter l'hôtel en direction du stade pour livrer le match.Un programme corséL'ESS va devoir enchaîner par la suite du programme figurant au parcours de la Coupe de la confédération puis le 16 août par le quart de finale de la coupe de Tunisie devant l'Espérance de Tunis et last but not least par la reprise du championnat de Ligue 1, à partir du 10 septembre prochain. Il lui faudra l'an prochain replonger dans la compétition africaine reine, la Ligue des champions. Il n'en reste pas moins que le coach Faouzi Benzarti a affaire à des joueurs, pas à des robots. Que si l'on y ajoute les nombreuses sollicitations des internationaux avec l'équipe de Tunisie, il y a vraiment danger pour les copains d'Aymen Mathlouthi.On a beau dire que c'est là la rançon de la gloire, cela n'avance pas le team étoilé dans sa quête de fraîcheur et de nouvelles énergies.
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