
De passage à Paris, l'ancien chef du gouvernement, Ali Laârayedh, a accordé, une interview, à France 24, dans lesquelles il a fait quelques confidences.Ainsi en réponse à une question du journaliste, M. Laârayedh a indiqué qu'il ne croit pas que le peuple tunisien se rappellera de lui comme étant «le ministre de la chevrotine». Il se plait à croire que «le peuple va s'en souvenir comme étant un ministre qui a tout donné (avec son staff, les sages et les partis politiques), pour éviter au pays les blocages, les divisions, les interventions extérieures et qui a protégé la transition démocratique, l'unité nationale, les libertés et participé activement à la démocratie».«Les meurtres de Belaïd, Brahmi, des soldats, agents des forces de l'ordre et des citoyens ont été des obstacles vers la transition démocratique. Personnellement, je n'ai jamais voulu qu'une goutte de sang coule ou qu'un Tunisien soit tué, mais ceci a été le tribut à payer pour la réussite de cette transition», a-t-il expliqué.En outre, l'ancien chef du gouvernement s'est dit très heureux par l'amélioration des réalisations sécuritaires du gouvernement Jomaâ : «Pourquoi je serai embarrassé par ces résultats '», s'est-t-il interrogé, ajoutant : «ces résultats positifs sont l'aboutissement de notre travail qui a précédé». Il a souhaité, dans ce contexte, le succès au gouvernement Jomaâ et aux institutions sécuritaires. Il a, également, expliqué qu'il trouv normal que Mehdi Jomâa revoie les nominations.Concernant la mort du terroriste Kamel Gadhgadhi, il a dit regretter le trépas de tout Tunisien, expliquant que la vie est sacrée et qu'il aurait voulu qu'il soit jugé et que la justice décide du degré de sa responsabilité et de la punition qu'il mérite.Interrogé sur la véracité des informations affirmant que Gadhgadhi avait rencontré le chef du parti d'Ennahdha un mois avant le meurtre de Chokri Belaïd, il a déclaré ne pas être au courant et su'il s'agit de simples mensonges.Réagissant à la volonté de l'Initiative pour la recherche de la vérité sur l'assassinat de Chokri Belaïd (IRVA) d'internationaliser cette affaire et de l'interdire de voyager, Ali Laârayedh a expliqué qu'il ne peut pas commenter leur démarche vu qu'il ne connaît pas les conséquences de cette démarche avant d'ajouter : «Je connais mes responsabilités et je suis prêt à subir les conséquences. Je sais que j'ai fait tout mon possible pour accomplir mes devoirs pour protéger les Tunisiens et les Tunisiennes. L'histoire va se rappeler de moi comme de tous ceux qui ont participé à protéger le pays».Concernant la dissolution des Ligues dites de protections de la révolution, l'ancien chef du gouvernement a indiqué qu'il était pour l'application de la loi sur ces ligues et sur toutes les organisations de la société civile qui enfreindraient la loi, useraient de la violence et limiteraient les libertés.Autre point, Ali Laârayedh a démenti catégoriquement les rumeurs évoquant la démission de Hamadi Jebali du mouvement Ennahdha pour créer son propre parti politique. «J'étais avec lui avant de venir en France et il ne m'en a pas parlé», a-t-il affirmé.
Posté Le : 13/02/2014
Posté par : infos-tunisie
Ecrit par : Imen Nouira
Source : www.businessnews.com.tn