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Le partage des ressources, source de synergie
Technologie de l'information


Le partage des ressources, source de synergie<br/>Technologie de l'information
Le réseau en cuivre étendu sur le territoire permettrait de passer à la deuxième vitesse de l'ADSL, «jusqu'à 100 Mégabits/seconde», estime le promoteur.En analysant la structure des coûts, M Taoufik Halila, promoteur dans le secteur des TIC, distingue plusieurs niveaux: la technologie, l'infrastructure et l'exploitation. En d'autres termes, le coût d'un service particulier est tributaire des choix pour sa mise en 'uvre. En premier lieu, cela consiste au choix de la technologie adaptée à l'environnement socioéconomique tunisien. Puis, il faut associer les équipements appropriés à cette technologie afin d'assurer un fonctionnement efficace. Enfin, lors de l'exploitation, le contrôle permanent de l'évolution des coûts et du rendement est de nature à identifier les éventuelles failles et dysfonctionnements. La maîtrise de ce processus entraîne la maîtrise des coûts. A cet égard, l'informatisation des services de la situation civile, notamment les extraits de naissance, est un exemple à succès. « Si on avait mal choisi les serveurs, on aurait payé l'extrait de naissance nettement plus cher », explique-t-il. De même pour le paiement des factures à distance. Sur le plan macroéconomique, « on a besoin d'une vision globale du développement du secteur», insiste-t-il.
Pour ce qui est de la synergie, il remarque qu'en Tunisie chaque opérateur utilise son propre réseau. Les kilomètres de fibres optiques et de cuivre ne sont pas optimisés, «faute de mutualisation entre les opérateurs», précise-t-il. En effet, le réseau en cuivre étendu sur le territoire permettrait de passer à la deuxième vitesse de l'ADSL, «jusqu'à 100 Mégabits/seconde», estime le promoteur. Et le potentiel du réseau en fibres optiques est bien supérieur.
Le partage des réseaux entre les opérateurs est, à ce titre, une piste pour l'optimisation des infrastructures et de facto, une maîtrise des coûts. Dans ce cadre, l'Etat doit jouer son rôle de régulateur en vue de déterminer le coût réel et acceptable de la « location » des capacités excédentaires. Il est à rappeler à cet égard que les deux opérateurs privés de la place ont opté à l'investissement en un câble sous-marin au lieu de partager le câble de l'opérateur historique. Le différend s'articule principalement sur l'élément «coût de location», considéré exorbitant par les locataires.
Au-delà des réseaux des opérateurs du secteur de la télécommunication, d'autres entreprises ont investi dans des réseaux de fibres optiques, à l'instar de la Steg et de la Sncft. Ces réseaux, dits alternatifs, constituent une autre possibilité pour les opérateurs de la télécommunication. En effet, ils peuvent utiliser les capacités non exploitées de ce réseau pour transmettre des datas. D'une pierre plusieurs coups : outre l'optimisation et la rentabilisation de ces investissements pour les entreprises propriétaires des réseaux alternatifs, ces offres de location stimuleraient la concurrence sur le marché. D'où une révision à la baisse des tarifs qui se répercuterait sur le budget du client final. Sur un autre plan, par une telle expérience, la société mère développerait de nouveaux métiers relatifs à la gestion et l'exploitation de ce réseau. « Elle peut se transformer en un opérateur virtuel », renchérit-il. Et de conclure «Ce partage de ressource créerait une dynamique dans le marché ».
Pour la concurrence, M. Halila explique que le secteur des TIC est un grand marché où tout le monde pourrait se trouver une place. Mieux encore, « une entreprise du secteur qui réussit à intéresser un géant mondial qui viendrait s'implanter à proximité entraînerait la venue d'autres grandes enseignes à la recherche d'entreprises de même profil », explique-t-il. Cette dynamique de concurrence générerait un cercle vertueux d'investissement, maîtrise des coûts, compétitivité, nouvelles commandes, investissements, etc.
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