Gafsa - A la une

Le pire évité de justesseTERRORISME ' ATTENTAT DE MGHILLA


Le pire évité de justesseTERRORISME ' ATTENTAT DE MGHILLA
La dernière attaque terroriste de Mghilla n'est rien devant des attentats étouffés dans l''uf. Cependant, il va falloir s'attendre à d'autres sueurs froidesMine de rien, les terroristes n'ont pas attendu longtemps pour venger l'élimination, dans les conditions spectaculaires que l'on connaît, de l'un des leurs, en l'occurrence Lokman Abou Sakhr.Cet esprit revanchard des plus sordides, ce sont, cette fois-ci, nos braves soldats qui en ont payé les frais, au prix fort (5 tués et 8 blessés), au terme d'une attaque surprise (encore une) lancée dans une région montagneuse (le mont Mghilla).Que faut-il en déduire ' Eh bien, contrairement à ceux qui, soit par tendance à la dramatisation, soit par ignorance de «la réalité terroriste», ont fait de cet attentat un motif de désespoir, nous estimons que cette attaque entre dans la logique de toute guerre contre le terrorisme. Une guerre où prévalent la pluie et le beau temps, les heures de gloire et les jours sans, bref les victoires et les défaites. Nous sommes, pour ainsi dire, devant une partie de tennis où l'on échange balles et smashs jusqu'à la fin du match.Il fallait s'y attendreC'est pourquoi on peut écrire qu'il fallait bien s'attendre à ce dernier attentat. Oui, on sentait son heure approcher. Mais, ce qu'on n'a, peut-être, pas prévu dans le plan de vigilance, c'est le modus operandi de l'attaque au cours de laquelle, au lieu des kalachnikovs habituelles, les terroristes ont eu recours aux RPG. Une «première» qui en dit long sur l'étendue et la variété de leurs stratagèmes diaboliques. Et là, le pire a été évité de justesse, grâce à l'appel en détresse d'un soldat blessé demandant renforts et secours. D'où l'intervention rapide des unités de l'armée et de la garde nationale, ce qui a précipité la fuite des insurgés et, par conséquent, limité considérablement les dégâts. «On l'a vraiment échappé belle», reconnaît un chef de brigade de la GN, qui impute cet attentat à «un relâchement de vigilance impardonnable dans une zone aussi dangereuse». Si oui, a-t-on fait de mauvais calculs ' Ne savait-on pas que ce qu'on appelle «le triangle de la mort», composé des régions de Kasserine, Gafsa et Sidi Bouzid, ne tolère pas la moindre distraction, la moindre erreur d'appréciation ' Et puis, la plus inquiétante des interrogations : comment une attaque de cette ampleur a pu être perpétrée en plein jour 'En attendant la conclusion de l'enquête, on peut s'estimer heureux, quand on sait que les unités spéciales de la GN (Usgn) ont pu, au préalable, étouffer dans l''uf plusieurs attentats planifiés par des cellules dormantes démantelées récemment dans les gouvernorats de Médenine, Kébili, Gabès, Gafsa, Jendouba, Sousse, Kairouan et Bizerte. D'ailleurs, d'autres coups de filet similaires sont attendus dans les tout prochains jours, promettent des sources sécuritaires concordantes et au fait du dossier du terrorisme, qui «tiennent» à rappeler, courageusement, que «de mauvais moments nous attendent, en raison de la résistance farouche des jihadistes, et des renforts en hommes et en armes qu'ils ne cessent d'acheminer de la Libye, voire de l'Algérie».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
Veuillez saisir le code ci dessous
*



Recharger l'image

(Les champs * sont obligatores)