
Le plan d'action national de partenariat (open government) compte 20 engagements émanant des représentants des services administratifs pour améliorer le rendement et la qualité de l'administration publique.Un plan d'action national de partenariat entre les secteurs public et privé et la société civile a été élaboré dans le cadre de l'open government. Une approche participative a caractérisé l'élaboration dudit plan dans ses différentes étapes. En effet, une consultation nationale a eu lieu du 6 mai au 29 juin de cette année avec la participation des parties prenantes comme les professionnels, les représentants des associations, de l'administration publique... Toutes les propositions ' au nombre de 600 ' émises par les participants à propos de la modernisation du système administratif public ont été regroupées dans un document. L'objectif recherché à travers ce plan est d'améliorer le rendement de l'administration pour qu'elle fournisse les meilleures prestations aux particuliers et aux chefs d'entreprise dans des délais courts, et ce, dans le cadre de la transparence et la bonne gouvernance.Une commission consultative regroupant les responsables concernés a été chargée d'étudier ces propositions avant de définir le plan d'action que tous les participants se sont engagés à concrétiser sur le terrain. La deuxième étape de la consultation nationale a permis d'enrichir le document et d'établir une liste définitive des réformes prioritaires à mener. Au moins, 20 engagements - classés par ordre d'importance - émanant des représentants des services administratifs ont été enregistrés pour améliorer le travail de l'administration publique et la rendre plus ouverte.Des sites ouverts au publicLes 20 engagements intéressent, entre autres, le renforcement de la loyauté au sein du secteur public à travers la lutte contre la corruption, l'appui à la démocratie, l'amélioration de la qualité des services publics et la valorisation de l'approche participative dans tous les projets que l'Etat se propose de lancer. C'est que les composantes de la société civile ainsi que les professionnels opérant dans tous les secteurs économiques mais aussi les particuliers ont leur mot à dire à propos des services fournis qui demeurent perfectibles. Ils peuvent proposer des mesures ou des solutions appropriées à même de donner de la valeur au rendement administratif.Par ailleurs, d'autres engagements ont concerné la transparence dans les domaines financier et des marchés publics, de l'infrastructure de base, de la protection de l'environnement et de la gestion des ressources naturelles comme les hydrocarbures. Autant de secteurs qui méritent plus de transparence et une gouvernance adéquate. Les citoyens veulent savoir, d'une façon régulière et périodique, à titre d'exemple, les quantités de pétrole et de gaz produites ainsi que les revenus obtenus grâce à la vente de ces hydrocarbures. Des sites ouverts au public peuvent afficher les données économiques y compris les chiffres et les analyses pour que toutes les personnes intéressées puissent les consulter et être au courant des nouveautés.A noter que l'open government qui favorise le partenariat entre le public, le privé et les composantes de la société civile a été annoncé le 20 décembre 2011 ' au cours de l'Assemblée générale des Nations unies ' avant d'être lancé en Tunisie, le 14 janvier 2014. C'est une initiative qui a trouvé un écho favorable auprès des intervenants sur la scène économique notamment. Au niveau mondial, l'initiative regroupe quelque 64 Etats dont les dirigeants souhaitent instituer la transparence dans la gestion des affaires publiques, la démocratie et la bonne gouvernance. Les citoyens attendent avec impatience que les engagements pris par l'administration publique soient concrétisés dans tous les ministères et les établissements publics afin qu'ils puissent gagner du temps lors de l'accomplissement de certaines procédures comme celles qui sont liées à la réalisation d'un projet, l'acquisition des équipements de travail, l'importation et l'exportation... Moins de paperasse, des circuits administratifs simplifiés, une utilisation plus large des technologies de l'information et de la communication sont autant de dispositions urgentes à prendre en compte.
Posté Le : 16/10/2014
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn