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Mauvaise surprise !Entretien avec Khaled Barsaoui, président de l'ARFT


Mauvaise surprise !Entretien avec Khaled Barsaoui, président de l'ARFT
La rencontre annuelle des réalisateurs se tient du 12 au 16 février. Le président de l'ARFT, qui organise l'événement, revient sur des difficultés imprévues...C'est la troisième session des rencontres des réalisateurs, mais on parle de conditions particulières...En effet, la rencontre est devenue annuelle et nous en sommes à notre troisième session. Le principe de ces rencontres est très simple : il s'agit de projeter au public toute la production tunisienne de l'année écoulée. Il n'y a pas de restriction, et même si les rencontres sont en train de prendre des allures de festival national, elles gardent leur propre concept, sans exclusion. L'essentiel est que le film soit réalisé par un Tunisien .L'association a-t-elle vraiment évolué depuis sa création 'Oui, on essaie d'évoluer dans des conditions toujours difficiles. Par exemple, les rencontres en question ne sont plus organisées par l'association seule. Il y a aussi toute la profession qui y participe. On a, en effet, créé un bureau directeur qui regroupe toutes les organisations nationales ainsi que toutes les associations qui opèrent dans le secteur du cinéma et de l'audiovisuel. On n'a donc pas dévié de notre principe de collégialité au niveau de l'organisation.Il semble que l'événement que vous organisez cette année soit confronté à des problèmes de dernière minute...Effectivement, nous sommes victimes de la situation politique, et précisément de la période de transition par laquelle nous passons. Une période qui n'en finit pas et qui est caractérisée par la valse des responsables. Ce qui fait qu'à une semaine des rencontres, les responsables à la télé (entre autres), qui étaient notre vis-à-vis, ne sont plus là. Et nous tombons dans une situation kafkaïenne très caractéristique de notre administration. Il y a des gens qui ne sont même pas au courant de notre dossier. Et personne ne peut prendre une décision. Alors qu'on était sur le point de finaliser un accord de partenariat avec la télé, accord qui nous aurait permis de financer ces rencontres annuelles. Résultat de cette rupture dans la chaîne de décision: à une semaine de la rencontre, nous n'avons pas un millime! Et c'est une très mauvaise surprise ! Il nous est impossible de réagir maintenant : les rouages de l'administration sont tellement lourds ! Heureusement qu'on a trouvé un opérateur privé qui nous a sauvés en nous avançant une petite somme pour sortir de cette impasse. Autre mauvaise nouvelle pour le secteur : ce sont ces nouveaux décrets qui interdisent aux associations qui organisent des événements comme le nôtre d'avoir recours à des fonds publics de deux institutions différentes. Si, par exemple, nous avons une petite subvention du ministère de la Culture, on n'a pas le droit d'avoir un complément de financement de la part d'un autre organisme public ou d'un autre ministère. Le plus souvent, ces subventions des organismes publics ne suffisent pas pour couvrir toutes les dépenses et il ne faut pas tout le temps compter sur les privés. Nous aurions accepté cette situation s'il avait été précisé dans le texte : «Si les subventions des organismes publics couvrent les dépenses de l'événement, les associations n'ont plus le droit de solliciter d'autres fonds publics». Mais, sous sa forme actuelle, cette loi est une aberration que nous contestons. C'est pour cela que, en tant qu'association pour le cinéma, nous allons nous organiser pour nous défendre et pour demander l'abrogation de ce texte.
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