
Invité au plateau de Ness Nessma de la soirée du jeudi 27 novembre 2014, le député Nidaa de Kébili au futur parlement, Mehdi Abdeljaoued, est revenu sur les propos de BCE suite auxquels une vive indignation s'est déclenchée au sud du pays. Le nouvel élu de Nidaa a décortiqué les dires de BCE de manière à réfuter les accusations que ses rivaux voulaient lui faire porter. Il explique, en gros que, le président de Nidaa ne vise aucunement les habitants de ladite région« La déclaration de M. Caïd Essebsi est claire et comporte trois points. Il a dit que ceux qui avaient contribué à l'ascension de M. Marzouki au deuxième tour sont les islamistes, les salafistes djihadistes et les LPRs » a-t-il précisé. Et d'expliquer « Je ne pense pas que le mot islamiste soit une insulte à moins que Ennahdha annonce qu'elle s'est défaite de son idéologie islamiste. Pour ce qui concerne les salafistes djihadistes ceci a été dit en allusion au cheikh Béchir Ben Hassine qui accompagnait M. Marzouki dans ses déplacements pendant la campagne et le nom des LPRs a été évoqué en référence à Imed Deghij qui avait menacé les Tunisiens d'un bain de sang ».M. Abdeljaoued a rappelé pendant son intervention que le président sortant est un natif de Grombalia, qu'il avait vécu pendant de longues années au Maroc et qu'il réside au Sahel. Pour dire, ainsi, que les liens de Marzouki avec le sud ne sont pas aussi étroits qu'il le prétend « Je rappelle également que la tribu des « Mrazigs » s'est désolidarisée de Moncef Marzouki en 1991 quand celui-ci avait exprimé une position contre l'Irak » a-t-il ajouté.Mehdi Abdeljaoued martèle qu'il n'y a pas un seul et unique garant des libertés en Tunisie « La constitution, la société civile, l'UGTT, les partis et le conseil constitutionnel sont tous garants de cette liberté » a-t-il conclu.
Posté Le : 28/11/2014
Posté par : infos-tunisie
Source : www.businessnews.com.tn