Qu'on ne vienne plus nous parler d'altitude et de conditions climatiques défavorables. Ce duo, bien que saturé, a excelléL'Afrique n'a plus de mystères pour nous. Nos joueurs, qu'ils évoluent en clubs engagés dans les compétitions continentales ou en sélection nationale, ont pris l'habitude de voyager en Afrique. Partir à la rencontre d'un adversaire africain est toujours pénible même quand on affrète des vols spéciaux. En témoigne le dernier déplacement de l'équipe de Tunisie à Djibouti qui a duré cinq heures et demie. A l'arrivée et durant l'après-midi où s'est déroulé le match, le thermomètre avoisinait 40 degrés à l'ombre et le taux d'humidité dépassait les 40 %.L'adversaire, lui, n'a pas fait le poids. Un match à sens unique où l'équipe de Tunisie n'a pas eu du mal à venir à bout d'une modeste formation djiboutienne sur le score sans appel de 3-0. La note aurait été sans doute plus salée si les attaquants s'étaient appliqués davantage. Rien qu'en première mi-temps, nous avons dénombré quatre occasions nettes, lamentablement ratées.Eclairs dans la grisaille...Il est venu le temps qu'on arrête de nous sortir les vieux clichés de la chaleur, de l'humidité et tout autre prétexte pour expliquer une contre-performance ou une petite prestation en terre africaine.Sur les 14 joueurs qui ont disputé la rencontre face à Djibouti si on compte ceux qui ont fait leur entrée en cours de jeu, trois joueurs ont sorti un match correct : Naïm Sliti, Taha Yassine Khénissi et le revenant Hamdi Harbaoui qui retrouve la sélection, trois ans après. Harbaoui a marqué son retour par un but. Quant au nouveau venu, Naïm Sliti, il a été buteur puisqu'il a ouvert la marque et a été aussi passeur à Harbaoui qui a doublé la mise. Il a fait ainsi une bonne entrée en matière dans le club Tunisie. Khénissi, quant à lui, a triplé la mise et s'est plutôt bien comporté pour un joueur qui revient de blessure.Mais les deux joueurs qui sont sortis du lot sont de loin les deux latéraux, Hamdi Negguez et Ali Maâloul. Ce duo a fortement contribué au succès de l'équipe nationale à Djibouti grâce à ses montées régulières. Negguez a été l'auteur d'une passe décisive qui a amené le but de Khénissi.Quant à Ali Maâloul, il n'a pas arrêté de bouger sur son couloir gauche. Grâce à sa générosité dans l'effort et sa vivacité, il a acculé les défenseurs djiboutiens dans leurs derniers retranchements. Comme quoi, la meilleure défense, c'est l'attaque.A aucun moment du match, Negguez et Maâloul n'ont fléchi. Cela prouve que le footballeur tunisien peut se montrer régulier s'il a bien la tête sur les épaules et une hygiène de vie digne d'un sportif d'élite.Bref, le duo Negguez-Maâloul est le modèle à suivre pour leurs camarades qui évoluent dans le championnat tunisien. Dans le football d'aujourd'hui et particulièrement quand on joue en Afrique, la condition athlétique est primordiale pour réussir son boulot.
Posté Le : 05/06/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn