
Dans un climat de certitude, la réussite des Foulées du Megara n'est plus aujourd'hui une révélation, mais une confirmation à toute épreuve. La réalité des chiffres, mais aussi de la passion et des performances, est bien là.Retour, avec Riadh Ben Zazia, président du comité d'organisation, sur une édition pas comme les autres.Quand chaque jour est un combat...Vous goûtez enfin au repos du guerrier après cette huitième édition des Foulées du Megara. Des impressions à nous livrer 'La qualification «repos du guerrier» me semble bien appropriée et de bonne circonstance. En effet, l'organisation de la huitième édition des Foulées du Megara a été très rude et éreintante. Il s'en est fallu de peu d'ailleurs qu'elle ne soit reportée sinon annulée. C'est grâce à la grande détermination et au courage de tous les intervenants, avec à leur tête les autorités locales (que je remercie vivement au passage), que nous avons réussi à transgresser certaines appréhensions et à réaliser cette édition.Est-ce que cela était lié aux conditions sécuritaires'En partie seulement. Oui, le volet sécuritaire a bien pesé sur nos actions et accaparé une grande partie de nos ressources ; mais il faut dire que les membres du comité d'organisation et moi-même avons voulu apporter du nouveau à cette huitième édition. Nous avons rénové notre site internet, introduit pour le semi-marathon le système de chronométrage électronique, repensé la médiatisation de l'événement tout au long de la préparation et le jour même de la course, changé les animations du site des courses et revu nos procédures d'inscription, attribution et retrait des dossards. Tout cela a exigé de nouvelles infrastructures et des engagements plus prononcés en temps et finances.Nous avons remarqué la présence d'invités de marque à cette éditionLes ministres de la Jeunesse et des Sports et des Affaires religieuses ont en effet rehaussé de leur présence cette huitième édition. C'est un acte de grande citoyenneté dont personnellement je leur sais gré. Je salue en eux cette initiative qui, à mon sens, donne des ailes à la promotion du running en particulier et au sport en général. C'était une belle opportunité pour traduire la détermination commune du peuple tunisien, toutes souches confondues, à ne jamais plier les genoux.Il y a eu également la participation de personnalités diplomatiques, de personnalités européennes, ainsi que plusieurs médias invités par nos soins et pris en charge par l'Office National du Tourisme Tunisien dont le bureau à Paris s'est montré très coopératif et mérite de notre part les plus beaux éloges.L'avenir en marchePouvez-vous nous en dire plus au sujet de l'organisation et de la participation des coureurs à cette édition 'Je vous l'ai signalé au début, en raison des facteurs de sécurité et d'innovation qui ont perturbé nos préparatifs et en dépit de notre expérience, l'organisation de cette huitième édition n'a pas été de tout repos et a enregistré quelques petites faiblesses. Pas trop graves, mais que nous ne pourrons nullement tolérer à l'avenir pour maintenir le standing de notre manifestation. Je pense, par exemple, à la distribution des médailles «souvenir» que certains n'ont pas pu obtenir ainsi qu'à la présence de véhicules sur une partie du circuit du semi-marathon qu'il faut à tout prix empêcher dans les futures manifestations comme cela se fait dans les grandes courses internationales. Je veux m'étaler un peu à ce sujet en précisant que notre course est maintenant dans la ligne de mire des compétitions internationales, mais l'image colportée par la présence de ces véhicules est très nuisible. On peut à mon avis faire un petit effort pour un laps de temps qui, en définitive, ne dépasse pas une demi-journée et le jeu en vaut bien la chandelle. Je sais que la Sécurité routière s'implique avec nous, mais elle se heurte à un comportement citoyen qui n'est pas en symbiose. Je lance ainsi un appel aux habitants de la Marsa pour s'abstenir, juste le temps de la course, d'emprunter les voies faisant partie du parcours tracé et d'aider ainsi notre événement à s'élever au rang des compétitions officielles internationales.Ceci étant, nous avons enregistré une participation satisfaisante en nombre et en qualité puisque mille coureurs représentant une trentaine de nationalités différentes ont pris le départ du semi-marathon de La Marsa alors que près de quatre mille se sont alignés sur le départ des 5 km (La Marsoise). La satisfaction nous vient également du fait que les coureurs du semi ont pu instantanément obtenir leur chronomètre final et leur temps de passage intermédiaire. Ils ont également pu bénéficier de la présence des meneurs d'allure ' une première en Tunisie ', lesquels meneurs ont permis à plus d'un coureur de réaliser son objectif.Des raisons d'avoir conservé les mêmes parcours que pour les éditions précédentes 'Les parcours des deux courses ont été étudiés et sont maintenus chaque année pour tracer des sites remplis d'histoire et de légendes. Si celui du semi-marathon a été quelquefois réaménagé (par quelques variantes mineures), ce n'est que de façon à varier l'enchaînement et les espaces pour les coureurs, et leur permettre de côtoyer les sites et monuments historiques, archéologiques et contemporains qu'ils soient carthaginois, puniques, romains, chrétiens, arabes ou islamiques, tels que l'amphithéâtre romain, les jardins du Megara, la mosquée Malek Ibn Anas, l'Acropolium, etc. Il faut dire aussi que ces parcours sont très prisés par les coureurs et sont jugés comme les plus beaux parcours offerts par les différentes courses.Je ne peux pas terminer sans reconnaître le rôle capital et déterminant des journalistes et organes médiatiques dans l'évolution du succès des Foulées du Megara et j'entends leur exprimer à travers votre journal mes plus vifs remerciements. Je voudrais aussi témoigner ma profonde reconnaissance à tous ceux qui ont aidé à l'organisation de cette manifestation et qui ont été en définitive les vrais artisans du succès de cette huitième édition. Et pour conclure, je souhaite remercier particulièrement les joggers de Tunisie, véritable pierre angulaire des Foulées du Megara.Et maintenant je vais pouvoir souffler un peu, me concentrer de plus belle sur les prochaines compétitions, auxquelles je prendrai part, et m'y préparer surtout physiquement.Je vous donne tous rendez-vous l'année prochaine et merci encore.
Posté Le : 11/04/2016
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn