« Il est difficile de parler aujourd'hui d'une véritable union nationale en Tunisie, malgré le fait que l'idée, au départ, était bonne et bénéfique pour le pays, en cette période transitoire » a dit le secrétaire général adjoint et porte-parole de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri, dans une déclaration parue sur le journal « Essahafa » ce mercredi 3 janvier 2018.
Selon le responsable syndical, « l'union nationale doit être bâtie sur l'intérêt national et non pour faire prévaloir le droit d'une certaine catégorie ». Il a également qualifié l'actuelle union de « factice », au service d'intérêts personnels et a prévenu que si les choses continuaient ainsi, elle est vouée à s'effriter et disparaitre.
Sami Tahri a aussi expliqué que, depuis son avènement, cette union n'a cessé d'être freinée par ses propres éléments et a rappelé que : « l'Accord de Carthage a été rédigé sur une base et des principes clairs qui n'ont pas été traduits dans la réalité par manque de sérieux ».
« Le temps est venu de redresser la situation avant qu'il ne soit trop tard. Avant de perdre encore d'autres années, comme cela a été le cas depuis l'indépendance » a-t-il affirmé en fin d'intervention.
Posté Le : 03/01/2018
Posté par : infos-tunisie
Source : www.businessnews.com.tn