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Tunis : Les 3 prérequis des voyagistes français pour la relance du tourisme


Tunis : Les 3 prérequis des voyagistes français pour la relance du tourisme
Le syndicat français des professionnels du voyage SNAV a exigé des autorités tunisiennes de « donner des gages aux touristes pour que leur reprenne l'envie de se rendre en vacances dans le pays ». Son vice-président, Richard Soubielle, a constaté lors d'un point de presse que « aujourd'hui, la destination [Tunisie] est mise à l'écart », non seulement par le grand public, mais aussi par les professionnels, qui ne la proposeraient pas ou très peu à la vente. Afin de trouver des axes de coopération pour relancer le tourisme en Tunisie, les représentants du Snav ont rencontré la délégation de professionnels du tourisme tunisiens en visite à Paris, dont la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, tout comme l'a fait le Seto.Si les deux syndicats font cause commune sur bien des sujets, notamment depuis l'élection de Jean-Pierre Mas il y a un an, ils ont opté cette fois-ci pour des entretiens séparés : au Seto, le cadre commercial avec les opérateurs privés, au Snav les thèmes institutionnels, selon le site Tour Hebdo. Le syndicat a présenté une série de prérequis, sur les thèmes de la sécurité, de l'environnement et du service, pour permettre de relancer la prescription de séjours en Tunisie par les professionnels français. Concernant la sécurité, la Tunisie a fait des annonces de renforcement du plan de sécurisation du pays, notamment sur les sites touristiques. "Nous avons demandé à ce que ces mesures aient un impact visuel plus fort", précise Richard Soubielle. La présence "ostensible" de gendarmes, de policiers et la possible instauration de checkpoints à l'approche des sites touristiques devraient intervenir rapidement, selon le vice-président du Snav, qui admet cependant que le "problème fondamental reste la frontière avec la Libye", point sur lequel la Tunisie doit faire appel à l'aide internationale. Les ventes perdues sur la Tunisie ne se retrouvent pas ailleurs.Moins sensible, la question de la propreté de l'environnement est devenue problématique. Le Snav dit avoir fait remonter aux autorités tunisiennes les nombreux témoignages de touristes sur les tas d'immondices jonchant les abords des zones touristiques, notamment à Djerba. "Le Snav demande une reprise en main ferme des services concernés." Les autorités auraient promis des opérations d'enlèvement des ordures "à effet immédiat".Enfin, la qualité de service est pointée comme le troisième élément essentiel au retour des touristes, dans la mesure où le pays subit les effets "des coupes dans les effectifs". Un cercle vicieux que le Snav, sur la même ligne que le Seto, veut enrayer, dans l'intérêt de tous. Selon Richard Soubielle, les marchés allemand et britannique ont fait remonter les mêmes arguments auprès des autorités tunisiennes.Jean-Pierre Mas souligne que les réservations sont en baisse de 60% par rapport à la même période l'an dernier, mais que les "ventes perdues sur la Tunisie ne se retrouvent pas ailleurs" pour des questions tarifaires bien connues. "Il est plus cher de passer quinze jours au Cap d'Agde l'été qu'en Tunisie", dit-il. Selon lui, d'un strict point de vue touristique, le retour de la Tunisie sur le marché est une "nécessité" dans la mesure où elle propose les premiers prix sur la Méditerranée.
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