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Tunisie-Cette fois l'UGTT en a fait trop : l'usine Alrotex à Korba sur le fil du rasoir !


Tunisie-Cette fois l'UGTT en a fait trop : l'usine Alrotex à Korba sur le fil du rasoir !
C'est l'histoire d'une société industrielle de confection, sise à Korba, du gouvernorat de Nabeul, dont la spécialité est la fabrication de pantalons.Alrotex est frappée par un mouvement de désaccord entre la direction et les ouvriers comme il en existe des milliers surtout depuis Janvier 2011. L'histoire commence banalement mais finit tragiquement. Voici ces 200 ouvriers qui voient débarquer depuis 2013 un nouveau gérant-directeur coupable d'être rigoureux et discipliné. Il ne tolère plus les retards, absences et autres péripéties et passe droit dont avait habitué les ouvriers l'ancien gérant. Le désaccord est presque instantané et se transforme avec les jours, de fil en aiguille, en affront. Rien d'anormal jusque là, le conflit suit un schéma traditionnel, commun à tous les conflits.Mais il est exacerbé à la date du 28 janvier 2014. Les évènements dégénèrent quand les ouvriers entrent subitement en grève sans préavis ni limitation dans le temps. Le syndicat ouvrier n'a pas trouvé mieux que d'adresser une lettre de grève datée du 28 Janvier signifiant à la direction que les ouvriers entrent en grève le jour même, ce qui est en totale infraction avec la loi. De plus l'UGTT (Union générale tunisienne du travail) n'a pas précisé la durée de la grève ce qui ne correspond pas, non plus, aux dispositions du code de travail. 31 ouvriers parmi les deux cents suivent, mettent en 'uvre leur grève, se regroupent devant la porte, et surtout bloquent l'accès aux 170 autres non grévistes. Il faut remarquer que les ouvriers étaient informés que leur patron préparait, illico presto, une commande importante à un client étranger. Le moment de la grève était donc minutieusement choisi. Dès lors, le patron comprenant qu'il est victime d'une opération de sabotage, décide d'appliquer strictement la loi et de renvoyer les grévistes et de porter l'affaire devant le procureur de la République.C'est alors que l'UGTT réalise l'immense erreur qu'elle vient de commettre. Elle essaye par plusieurs moyens de se rétracter, d'effacer toute trace de grève illégale mais trop tard, les dès sont déjà jetés. De fil à aiguille, les ouvriers, conscients qu'ils ont rompu, sciemment et unilatéralement, la relation de travail, paniquent, deviennent furieux, chauffés à blanc par quelques parties aux intentions masquées et douteuses, ils attaquent le gérant le Samedi 01 Février 2014, le plaquent au mur, et le menacent de mort. Deuxième plainte, enregistrée auprès de la garde nationale avec certificat médical à l'appui. A partir de là, tout s'emballe, l'affaire devient très sérieuse, suivie, à présent par le gouverneur de Nabeul, le ministère des Affaires sociales, la Fipa, La chambre de commerce et d'industrie tuniso-allemande et pour ne rien arranger le président du groupe, allemand de son état, débarque en Tunisie ; nul ne connaît ses intentions'Voici le gâchis provoqué par une grève illégale. Elle aurait pu être légale, on pouvait patienter le délai règlementaire de 10 jours, mais l'occasion était trop belle pour faire chanter le gérant par rapport à la grosse commande qu'il préparait. Malheureusement, le plan n'a pas fonctionné. Qui va maintenant nourrir les 31 familles '
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