
Le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP) a dénoncé, dans un communiqué, la censure qu'a subi la journaliste de la radio nationale Karima Oueslati, le vendredi 20 décembre 2013, qui s'est vue empêchée de présenter comme à son habitude, tous les vendredis à partir de 11h30, l'émission «Al Haq Haq» (la vérité est la vérité) qui devait traiter de «la réalité de la radio publique au vu de la prolifération de radios privées».Ainsi et selon le témoignage de Mme Oueslati «dès son arrivée au siège de la radio et à l'entrée du studio, elle a été informée de l'annulation de son émission car le thème de la presse était sans importance pour les citoyens et sans rapport avec l'idée du programme, qui doit se limiter essentiellement, à la présence de ministres et de représentants de l'Etat». Elle a ajouté que son émission traite de tous les sujets qui touchent les citoyens, dont l'information, sauf que la direction de la radio veille à maintenir un seul son de cloche, à savoir celui des responsables de l'Etat, refusant tout autre voix en direct».On rappelle que ce n'est pas la première fois que des émissions de la radio nationale sont censurées. Ainsi, Mohamed Meddeb, PDG de l'Etablissement de la Radio Tunisienne (ETT) a censuré mercredi 31 juillet 2013 une émission en direct qui épingle les islamistes, animée par Saïda Zoghbi.En outre, les employés de l'Etablissement de la radio tunisienne reprochent à Mohamed Meddeb plusieurs dépassements. Sihem Bouazza, directrice juridique de la radio nationale, a été conduite, pour sa part, devant le conseil de discipline et privée de sa fonction et de son salaire après 23 ans de service. Selon elle, «l'unique raison serait d'avoir demandé au nouveau directeur de procéder à un audit financier et administratif, sur les récents concours et recrutements au sein de la radio».
Posté Le : 23/12/2013
Posté par : infos-tunisie
Ecrit par : I N communiqué
Source : www.businessnews.com.tn