
On se doutait bien, depuis quelques jours, voire quelques semaines, que le gouvernement de Habib Essid commençait à montrer de trop nombreux signes d'essoufflement, signes qui laissent craindre son départ avant terme pour cause d'incapacité à gérer les dossiers urgents de l'Etat. D'ailleurs, de trop nombreuses voix commençaient à s'élever çà et là, depuis quelques jours, qui pour prédire la fin de ce gouvernement, et qui pour exiger sa démission immédiate.Mais là, avec ce qui se passe actuellement, il semblerait bien que les jours de ce gouvernement soient comptés. Et ce décompte semble, vraiment, être sérieusement entamé. Puisqu'on assiste ces derniers jours à une sorte de sauve qui peut, parmi les figures de l'équipe aussi bien gouvernementale qu'au niveau du palais de Carthage.On dirait bien que ces messieurs ont compris qu'il n'y en avait plus pour longtemps avec ce gouvernement, et que le jeu d'y rester, et d'en faire partie jusqu'au bout, ne valait plus la chandelle. Et certains ont vite pris la décision d'aller voir ailleurs, là où les postes, notamment de commandement, seraient, éventuellement, plus durables et plus viables que le meilleur des fauteuils des meilleurs des ministères du présent, et futur-ex-gouvernement.C'est ainsi que Mohsen Marzouk, serait partant pour laisser tomber son, très prisé, fauteuil de conseiller politique du président de la république, pour revenir à ses premiers amours, ceux des sièges tant convoités du bureau politique de Nidaa Tounes, et notamment, celui du secrétaire général du parti.Chose qui aurait, aux dernières nouvelles, fortement déplu au titulaire de ce siège de secrétaire général, en l'occurrence, Taïeb Baccouche, qui occupe, en même temps, le fauteuil du ministère, pourtant régalien, des affaires étrangères, et qu'il s'est dit prêt à laisser tomber, pourvu qu'on ne le dévisse point de son poste de secrétaire général de Nidaa Tounes.C'est à n'y plus rien comprendre. D'un côté ces messieurs ne cessent pas de répéter que le gouvernement et les affaires de l'Etat priment sur toute autre chose, y compris les affaires du parti, et de n'importe quel parti, et d'un autre côté, on assiste à une ruée vers les postes de commandement du parti, tout en lâchant toutes affaires cessantes les postes gouvernementaux. Et dire qu'il y a à peine quelques semaines, ces honorables messieurs de la haute sphère politique du pays se sont livrés une guerre sans merci dans le seul but d'obtenir, justement, un fauteuil dans ce sacré gouvernement. Fauteuil qui s'est, en réalité avéré être plutôt, un siège éjectable.Donc, il semblerait bien que les carottes sont à ce point cuites et les jeux définitivement faits, et que la chute du gouvernement n'est plus qu'une question de jours, voire d'heures, que c'est le hallali parmi ces honorables messieurs qui ont sonné le glas du sauve qui peut, et c'est désormais, à qui hériterait d'un poste clé au sein de la hiérarchie du parti, poste qui est, apparemment, devenu plus prisé et plus stable que n'importe quel poste aussi prestigieux soit-il au sein de ce futur-feu-gouvernement.
Posté Le : 06/05/2015
Posté par : infos-tunisie
Source : www.tunisienumerique.com