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Un ministère présente son bilanDroits de l'homme et Justice transitionnelle


Un ministère présente son bilanDroits de l'homme et Justice transitionnelle
«Nous n'avons jamais été passifs face aux atteintes à la dignité du citoyen tunisien...»Au terme de sa mission au sein du gouvernement démissionnaire, le ministre des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, a fait, sur un mode protocolaire, ses adieux lors d'une conférence de presse qui a été tenue, hier matin, au siège de son département au Bardo. Le ministre n'a pas tari d'éloges à l'égard des médias et de la société civile en raison, a-t-il expliqué, de leur accompagnement du ministère et de leur appui à ses activités. L'organisation de cette conférence, censée être la dernière avant l'arrivée du gouvernement Mehdi Jomâa, se veut en fait un rapport rétrospectif de la politique ministérielle inscrite dans le droit fil des orientations générales de l'Etat post-révolutionnaire.Deux ans d'exercice, avec des hauts et des bas. M. Dilou a fait un bilan de la période allant de janvier 2012 à janvier 2014. Volet droits de l'homme, le conférencier a indiqué que le ministère n'a pas lésiné sur les moyens pour défendre les droits humains et dénoncer leur atteinte. « Nous n'avons jamais été passifs face aux atteintes à la dignité du citoyen tunisien, là où il se trouve, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays», a-t-il déclaré. « Nous avons fréquemment visité les prisons et les centres de détention. Au-delà de nos frontières, une délégation départementale s'était rendue en Libye pour s'enquérir de l'état d'emprisonnement d'Al Baghdadi Al Mahmoudi, extradé de Tunisie en juin 2012. Idem pour nos détenus à Guantanamo».Samir Dilou a expliqué que les droits de l'Homme sont un tout indivisible. Il a rappelé le principe selon lequel tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée. Sur un autre plan, en matière de justice transitionnelle, il a précisé que la démarche adoptée a été basée sur une approche participative, impliquant dans la même cause les différentes forces vives de la société civile. Et cela partant de la conviction que la bonne gouvernance ne se gère que dans un esprit de concertation et de partenariat multipartite. A preuve, argue-t-il, tous les projets de loi inscrits dans le cadre du processus de la justice transitionnelle ont été élaborés en collaboration avec la société civile, en tant que partenaire agissant et efficient dans ce domaine. « Aujourd'hui, on croit y avoir réussi», s'est-il félicité. M. Dilou a conclu que la transition démocratique ne saurait s'accomplir s'il y avait, au nom de la souveraineté de l'Etat, atteinte à l'intégrité du citoyen.Abondant dans le même sens, le chef de cabinet, Chekib Derouiche, s'est attardé sur les réalisations du ministère. Il a commencé par souligner la question des martyrs et blessés de la révolution, dont le dossier traîne encore sur les bureaux du tribunal militaire de Tunis et ailleurs, dans les autres régions du pays. Ce sujet, qualifié des plus prioritaires par l'orateur, a fait l'objet, dit-il, d'un travail important et laborieux de la part du ministère. Ce dernier a élaboré le projet amendant et complétant le décret 97-2011, conformément à la loi 26 de décembre 2012 relative au dédommagement et à l'indemnisation des martyrs et blessés de la révolution. Une commission a été ensuite mise en place pour fixer la liste finale des bénéficiaires. Après examen, le ministère est parvenu à trancher que parmi les 3.727 listés, quelque 160 blessés ont réellement besoin de prestations sanitaires spécifiques. Pièces médicales à l'appui, la liste comprend ainsi des cas d'hémiplégies, de membres amputés, de brûlures, de blessures par balles et autres. Il a rappelé également les allocations familiales qui leur ont été octroyées, les cartes de soins gratuits et les mesures d'insertion décidées en leur faveur... Mais aussi l'amnistie générale accordée à plus de 7.600 bénéficiaires.
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