Tunis - A la une

Un plan national multidimensionnel Promotion des handicapés


La batterie de mesures annoncées, hier, par Youssef Chahed au profit des personnes handicapées et des catégories sociales dites vulnérables constitue une véritable stratégie permettant à quelques centaines de milliers de Tunisiens de bénéficier de leur droit absolu à la dignitéLes franges sociales dites vulnérables, comme les ouvrières agricoles rurales, les handicapés ou les personnes âgées sans soutien n'ont jamais bénéficié d'un intérêt aussi soutenu et constant que celui que leur prête, ces derniers jours, le gouvernement sous la conduite de Youssef Chahed et les différents ministères concernés dont en premier lieu le ministère des Affaires sociales.
Ainsi, après la décision de faire bénéficier près de 600 mille ouvrières rurales agricoles de la sécurité sociale et de l'adoption du programme «Amen social», est-il venu le rôle des citoyens à besoins spécifiques et sans soutien familial pour voir le gouvernement leur accorder une série de mesures à même de faciliter leur promotion sociale et de leur baliser la voie pour s'intégrer dans le marché de l'emploi et la dynamique de création de petites entreprises, sans oublier le système national de formation professionnelle dont les centres seront motivés pour accueillir les enfants ayant décroché de l'école et désireux d'acquérir une formation.
Hier, Youssef Chahed, chef du gouvernement, s'est rendu au Centre international de recherches, d'études, de documentation et de formation sur le handicap Basma pour présider l'ouverture de la journée de l'action sociale, honorer certaines associations s'activant dans le domaine de l'assistance aux personnes à besoins spécifiques et pour, enfin, annoncer une série de mesures qu'on pourrait considérer, de par leur diversité et leur globalité, comme un véritable plan d'insertion des handicapés dans le processus national de production de richesse et de création d'emplois.
1 milliard au profit des couches fragiles
L'analyse des mesures annoncées par le chef du gouvernement montre qu'aucune catégorie parmi les Tunisiens encore en besoin d'assistance ou d'accompagnement moral et financier n'a été oubliée.
Ainsi, les handicapés désireux de créer des projets seront-ils dispensés de l'obligation de l'autofinancement pour l'obtention d'un crédit bancaire.
En outre, il a été décidé la création d'une ligne de financement de l'ordre d'un million de dinars au sein du budget du ministère des Affaires sociales au profit des catégories fragiles.
Une autre ligne de financement sera lancée au sein du budget 2020 au profit des familles démunies et de leurs enfants qui bénéficieront aussi d'une prime de formation mensuelle de l'ordre de 60 dinars par mois.
Idem pour les enfants délinquants désireux de suivre une session de formation professionnelle ou de qualification : ils auront droit à des primes mensuelles égales à 60 et à 80 dinars.
Toujours dans le cadre du soutien accordé aux handicapés, le chef du gouvernement a annoncé les décisions suivantes :
La prime mensuelle accordée aux handicapés augmentera de 50 dinars.
Les enfants des familles nécessiteuses et à revenu limité bénéficieront à partir de la prochaine année scolaire de la gratuité du transport, ce qui correspond à un coût d'environ 5,5 millions de dinars
Les institutions sociales seront renforcées par le recrutement de 230 agents et cadres selon les spécialités demandées.
L'Etat prendra à sa charge, dans les limites de 500 mille dinars, les dettes que doivent à la Cnss les associations d'encadrement des personnes handicapées
Une enveloppe de 3 milliards sera consacrée à l'acquisition de 30 bus qui seront cédés aux associations exerçant dans le domaine
L'Union nationale des aveugles sera exempte pour trois ans supplémentaires des conditions d'octroi de financement public aux associations.
Un Smig pour les pensions de retraite
Une nouveauté : il a été décidé d'instaurer une pension de retraite minimale égale à la pension mensuelle accordée aux familles nécessiteuses. Cette décision profitera à 117.400 citoyens et nécessitera la mobilisation d'une enveloppe de 34,3 millions de dinars.
La femme divorcée qui perd son droit à la sécurité sociale en tant que conjoint continuera, à l'avenir, de bénéficier des prestations de soins, outre une amnistie qui concerne l'annulation des intérêts de retard pour ce qui est des crédits logement ou des crédits universitaires accordés par la Cnss et la Cnrps.
Enfin, l'élaboration d'une approche sur la création d'un fonds unifié d'assurance sur la perte d'emploi.
L'approche sera soumise à l'approbation du conseil national du dialogue social avant fin 2019.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
Veuillez saisir le code ci dessous
*



Recharger l'image

(Les champs * sont obligatores)