
Un élan de solidarité en faveur des populations pauvres et vivant dans la précarité s'impose. Pour un nouveau système de solidarité nationale.Plus qu'un élan de solidarité sur le plan national, nous avons aujourd'hui un besoin urgent, très urgent même, de concevoir un nouveau système pour cette noble action, de le mettre en place et de l'améliorer.Un système intégré, souple, extensible, efficace, transparent et devant être géré essentiellement par la société civile.Car il est inconcevable de laisser pour compte de larges franges de notre société que les politiques publiques successives n'arrivent pas à soustraire à la pauvreté et à la précarité.Mais en attendant le démarrage dudit système, l'attente ne doit pas perdurer, un formidable élan de solidarité en faveur des populations citées doit voir le jour et d'une manière imminente car l'hiver est là et les besoins dus à ces deux fléaux n'attendent pas.Repas chauds au moins une fois par jour, habits et chaussures préservant du froid, couvertures, matelas, médicaments essentiels, petits chauffages ne dégageant pas le redoutable monoxyde de carbone (CO) qui continue chaque hiver de tuer des dizaines de citoyens par intoxication invasive du sang... Et puis, pourquoi pas, réparations rapides de certaines défaillances au niveau de vieilles ou précaires toitures. Il ne faut pas oublier d'offrir à ces populations des «hammams» hebdomadaires gratuits. En milieu rural, les actions doivent aussi toucher le transport des écoliers souvent habitant à plusieurs kilomètres de l'école et se trouvant la plupart du temps obligés d'emprunter des chemins plus ou moins difficiles et même impraticables.Une situation engendrée entre autres par la dispersion de l'habitat rural et la défaillance des gouvernements successifs enregistrée au niveau de la création de villages intégrés où tous les services sociaux de base sont regroupés.A ces enfants, il faudrait offrir aussi un déjeuner chaud et une collation à mi-temps, ainsi que des compléments alimentaires enrichis afin de les aider à lutter contre certaines carences nutritionnelles. Prévoir aussi pour eux des bus hebdomadaires pour un «hammam» gratuit.Toutes les organisations nationales, et à leur tête le Croissant- rouge tunisien, sont concernées en premier pour concrétiser cet élan et le gérer comme il se doit.
Posté Le : 06/12/2015
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn