L'ancien joueur d'Al Ahly SC (Jeddah) trouve que les joueurs de notre championnat migrent vers le Golfe par nécessité plus que par choix en raison de plusieurs facteurs économiques et sportifs.«C'est vrai, un bon nombre de joueurs tunisiens quittent le championnat local vers les pays du Golfe et particulièrement l'Arabie Saoudite qui séduit de plus en plus de jeunes joueurs qui sont encore compétitifs et en pleine forme. Chose qui était impossible auparavant. Au bon vieux temps du football tunisien, la destination principale des jeunes talents était les championnats européens. Et après, un passage par le Golfe en fin de carrière pour améliorer leur situation financière est certainement légitime.
De nos jours ce n'est plus le cas, et beaucoup de choses ont changé. Les jeunes joueurs de notre championnat migrent vers le Golfe par nécessité plus que par choix, c'est la triste réalité' D'un côté, les clubs du Golfe disposent d'une infrastructure de haut niveau qui répond aux spécifications mondiales, ce qui assure au joueur le terrain favorable qui permet de réussir et de se donner à fond. De l'autre côté, les clubs du Golfe offrent aux joueurs des moyens financiers très respectables et encourageants. La stabilité financière est hyper importante pour le mental des joueurs.
Ainsi, il faut souligner que l'émigration vers les clubs du Golfe n'est pas une surprise puisque c'est le cas depuis maintenant quelques années. Et comme résultat, ces pays ont récolté les fruits de leur travail laborieux et finalement le niveau du championnat saoudien par exemple a connu un développement ultra-rapide. En revanche, ces clubs ciblent les meilleurs joueurs du championnat arabe et même européen et versent des salaires plus importants, et il n'est plus bizarre de trouver des joueurs européens internationaux au Qatar ou bien en Arabie Saoudite. Cependant, il faut signaler que nos joueurs n'évoluent pas dans les grands clubs du Golfe, à savoir Al Ahly, Al Hilal, Al Nassr Saudi' Maintenant on les retrouve dans des clubs de deuxième rang et parfois en ligue 2. ça me fait mal au c'ur, car c'est un indice montrant que le niveau de notre football risque de reculer dans l'ombre de ce progrès ultra-rapide de ces pays. Nos responsables doivent penser au travail à long terme afin de sauver notre football et conserver notre place respectable dans le football arabe et africain.».
Posté Le : 04/02/2019
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn