«Je suis persuadé qu'à ce propos l'essentiel de la responsabilité incombe aux clubs qui ne savent pas gérer judicieusement les carrières de leurs joueurs et encore moins les contrats qui les lient à eux. Sur ce dernier détail, il ne faut jamais laisser le joueur en position de force ce qui est de nature à lui permettre de dicter sa loi vis-à-vis de son club.Cela a été bien compris par les clubs européens. Il ne faut jamais compter sur la «reconnaissance» ou sur l'esprit d'appartenance prétendu du joueur professionnel envers le club où il évolue. Rares sont les joueurs qui rendent à leurs clubs le bien qu'ils leur donnent.
L'Uruguayen Luis Suarez est peut-être l'une des denrées rares de ce genre. Il a eu le mérite d'avoir fait un geste louable en prolongeant la durée du contrat le liant avec son ancien club Liverpool afin de lui permettre de tirer le maximum de profit dans l'opération de son transfert au FCBarcelone.
En Tunisie les dirigeants n'ont pas le bon réflexe leur permettant d'avoir l'avantage en tenant (comme il faut) les commandes dans la négociation des départs de leurs joueurs.
Ils n'ont pas, non plus, la maîtrise du bon timing pour retenir leurs bons joueurs.
Car, un club aux aguets ne laisse pas le temps à ses bons joueurs d'être libres pour partir sans prévoir de profiter au maximum de leur départ et d'avoir les moyens pour bien les remplacer.
Sans citer de noms, je pense que dès qu'un joueur commence à percer avec son club en devenant international par exemple, la première chose à faire par son club consisterait immédiatement à prolonger au maximum son contrat pour se positionner dans une situation confortable dans une éventuelle opération de transfert de ce joueur vers un autre club désireux de s'attacher ses services.
Sur un autre plan, on peut également intéresser les joueurs de rester dans leurs clubs en les motivant davantage et en les traitant avec équité par rapport aux joueurs étrangers. Ils ne doivent nullement se sentir désavantagés par rapport à ces derniers surtout quand ils n'ont rien à leur envier. C'est d'ailleurs la meilleure façon d'assainir l'ambiance dans une équipe et de faciliter énormément la mission du staff technique. Bien évidemment, les présidents des clubs doivent se méfier des pseudo-conseillers et dirigeants qui les entourent. Beaucoup d'entre eux sont des véreux».
Posté Le : 04/02/2019
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn