Pour le responsable des comptes du club marsois, l'augmentation du quota des supporters à 20% n'aura pas de véritables incidences sur les recettes des matches.«En fait, ce sont les clubs qui ont beaucoup insisté auprès de la Fédération tunisienne de football pour prendre la mesure d'augmenter le quota du public dans les stades. Actuellement, les recettes des matches ne représentent même pas 1% du budget de notre club, alors qu'elles avoisinaient les 15 % avant la révolution. Avec la crise économique, on ne peut pas se permettre de proposer des billets à 10 dinars. C'est pourquoi, les billets d'entrée aux matches sont à 5 dinars à La Marsa. Ce n'est donc qu'une demi-mesure, car l'augmentation de l'ordre de 20 % n'a pas d'impact réel sur les recettes des matches. En cas de jet de bouteilles entraînant des amendes de 1.000 dinars, organiser un match devient une opération déficitaire. En moyenne, nous faisons 2.000 dinars de recettes par match. Un montant dérisoire.Je pense que le temps est venu d'éradiquer le fléau à la racine. Je suis pour le retour définitif du public aux stades. Que les forces de l'ordre et tous les autres intervenants assument leurs responsabilités. Que l'accès au stade soit purement et simplement interdit aux fauteurs de troubles. Car au rythme où vont les choses, si nous sommes passés d'un taux de zéro à 20 % de quota, il nous faudra patienter jusqu'à 2040, voire 2050 pour atteindre les 100%.En fait, faire revenir le public aux stades avec un taux de l'ordre de 20 % ne sera stimulant que pour les joueurs, ce qui devra améliorer un tant soit peu la qualité du spectacle qui, par ailleurs, s'est terni au fil des années.J'estime qu'il faut permettre aux clubs d'organiser leurs matches où ils veulent. Je vais vous donner un exemple bien précis. A la fin de la saison dernière, l'Avenir Sportif de La Marsa a généré un bénéfice de 150 000 dinars grâce aux recettes du match organisé au stade de Radès à l'issue duquel l'Etoile a reçu le trophée du championnat. Le bénéfice généré par l'organisation de ce match nous a permis de boucler aisément notre saison.En tant que responsable financier, je me passerai volontiers des 150 mille dinars de subvention de la tutelle et je préfère de loin organiser au stade de Radès les matches contre les grosses cylindrées du championnat, ce qui me générerait des bénéfices avoisinant les 450 mille dinars».
Posté par : infos-tunisie
Source : www.lapresse.tn