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Mohamed Msselmeni (ex-dtn de la ftvb) : Le professionnalisme à l'état pur Dossier : Sait-on former des sportifs de haut niveau' (2e partie, hand-basket-volley)


L'une des figures emblématiques du volley-ball national insiste sur le fait que le haut niveau est l'affaire de tous, particulièrement des clubs«Le haut niveau, c'est toute une culture. C'est le professionnalisme à l'état pur impliquant toutes les parties concernées. C'est aussi toute idée, une stratégie d'une exactitude stricte qui se base sur des principes fondamentaux visant à acquérir un niveau de jeu très élevé et beaucoup plus attractif.La performance du jeu, en volley-ball, exige un travail de fond, des compétences techniques et médicales, un encadrement adéquat, des athlètes de qualité, une condition physique et un mental exceptionnels.Le dilettantisme n'a pas sa place, surtout quand on ambitionne atteindre le palier supérieur.Il faudra aller de l'avant dans la quête des volleyeurs de talent et dans celle les dirigeants de plus en plus soucieux de la notoriété et de la promotion du volley-ball.Tutelle, instance fédérale, ligues et clubs doivent s'investir plus intensément dans l'expansion et l'essor de la discipline et unir leurs efforts pour placer le volley-ball dans le rang mondial sportif et lui permettre de gravir quelques sommets.Dans cette optique, tous doivent penser de la même manière pour surmonter les obstacles qui empêchent notre sport de passer la vitesse supérieure, voire le haut niveau. Cela passe incontestablement par une discipline de fer sur le terrain, et une discipline de respect ailleurs. Pour être clair, l'un des problèmes actuels du volley-ball national réside dans le comportement des dirigeants des clubs. Ils induisent les joueurs en erreur, les traitant comme des stars intouchables, au-dessus de la loi.Et quand certains d'eux rejoignent l'équipe nationale, ils éprouvent des difficultés à s'adapter à la ligne de conduite du travail là où tous sont sur un pied d'égalité. Donc ils se confrontent à des situations difficiles, les empêchant d'être communicatifs avec le staff technique et travailler à fond. De plus, les dirigeants se mêlent des affaires purement techniques qui ne les concernent pas. Et quand l'entraîneur se sent dérangé, il devient incapable d'assumer sa tâche convenablement. La situation et les relations se détériorent. Tout est proportionnel.On dit dans les sciences de l'entraînement que la société influence le niveau du joueur. C'est-à-dire le milieu où il vit, l'athlète est tributaire de sa promotion. Quand tous les moyens sont offerts et la motivation existe, le joueur s'applique davantage et vise le haut niveau. Je cite ici l'exemple de Hbiba Ghribi qui s'est entourée de toutes les conditions idéales de travail pour s'épanouir.Un autre point important : quand l'entraîneur intervient avec une certaine agressivité pour corriger un geste maladroit ou une imperfection d'un joueur, celui-ci considère cela comme un affront ou un lèse-majesté. C'est le cas contraire chez un joueur professionnel à l'étranger, car un pareil acte l'incite à redoubler d'effort et à ne pas répéter la même gaffe. C'est une question de mentalité.En Tunisie, on est en train de se rapprocher du haut niveau mais à pas timides. Le manque de suivi, de planification, de parfaite organisation et la manière de gérer le travail au sein des clubs freinent l'évolution. Le haut niveau, c'est l'affaire des clubs. Certains disent que notre volley-ball a trouvé le haut niveau de 2000 à 2006 avec l'Italien Jacob Antonio. Mais ce ne fut qu'un bond qualitatif momentané avec des joueurs chevronnés. Il ne suffit pas d'avoir un grand entraîneur, voyez le cas du CSS cette saison. Il s'est assuré les services de l'entraîneur Daniello Bagnoli qui a une réputation mondiale et auteur d'un CV riche et exceptionnel. Mais il n'a pas réussi parce qu'il n'a pas trouvé de joueurs capables d'évoluer à un rythme supérieur.Le haut niveau en volley-ball nécessite d'être en forme au bon moment. Nous avons besoin de joueurs affûtés sur le plan technique, à même d'intervenir dans différentes positions.Nous devons découvrir de jeunes talents et leur offrir un programme de formation spécial.Il est vrai qu'on a quelques-uns sur la scène dans l'immédiat, mais on risque de ne pas les trouver par la suite. Manque de suivi oblige.L'initiative de renforcer la base de la pyramide est destinée non seulement à lancer le développement précoce des athlètes, mais aussi à jauger et à stimuler l'intérêt des écoliers et des écoles pour le volley-ball. Je suis persuadé qu'il existe manifestement un désir de voir cette initiative soutenue et étendue».
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